De nombreuses écoles publiques de Conakry et de l’intérieur du pays sont en mauvais état et connaissent un réel manque d’enseignants. L’école primaire de Bounanyah, dans la sous préfecture de Boulliwel, à 72 kilomètres de la Commune urbaine de Mamou, n’échappe pas à cette triste réalité.

Les habitants de ce district lancent un appel aux autorités et autres bonnes volontés pour changer la donne, a constaté sur place Guineematin.com à travers un de ses correspondants dans la ville carrefour.

L’école primaire de Bounanyah a été créée en 1963 par les résidents et ressortissants de la localité, avec un effectif de 20 élèves au départ. Mais, l’infrastructure n’a pas résisté aux intempéries. Il a fallu la réhabiliter en 2003 avec une construction en briques. Mais, cela n’a pas résolu le problème, d’autant plus que le personnel enseignant n’était pas suffisant.

Selon nos informations, de 2015 à nos jours, l’école primaire de Bounanyah souffre énormément du manque d’enseignants. Une chose qui a eu pour conséquences l’éparpillement des élèves de ladite école vers les villages environnants, avec une distance minimum de 7 à 11 kilomètres à parcourir par jour.

Thierno Mahmoud Barry, ressortissant et ancien élève de cette école, a expliqué à notre reporter ce qui est entrepris pour faire face à ce problème. « Nous ressortissants de Bounanyah avons tenu plusieurs rencontres pour la réhabilitation de notre école créée depuis 1963 par nos parents. Nous avons décidé de mobiliser 100 millions de francs guinéens. Chaque personne, selon ses moyens, va donner une contribution allant de 150 mille à 5 millions de francs guinéens. Mais, il faut reconnaitre que ça peine à venir. Nous sollicitons une aide financière et ou matérielle de l’État, des partenaires du système éducatif et des personnes de bonne volonté pour sauver nos enfants de l’ignorance qui constitue le pire de maux », a dit monsieur Barry.

Très préoccupé par cet état de fait, le président du district, Mody Boubacar Barry demande aux ressortissants, tout comme à l’Etat, de s’investir davantage pour voler au secours de leur cette localité. « C’est une situation très préoccupante. Une localité qui n’a ni école, ni forage, ni un poste de santé ni routes. Nous vivons ici difficilement. Même pour nos malades, il faut aller à Dalaba ou Mamou. Nous demandons au gouvernement de penser à nous aussi. Mais, notre préoccupation principale c’est cette école. Si cette école fonctionne, nous aurons des forages, des routes et des postes de santé, car il n’y’a de ressources que l’homme », soutient le président du district.

Notons cette localité est l’un des greniers de la sous-préfecture de Boulliwel. L’agriculture et l’élevage sont les activités principales.

De retour de Bounanyah, Boubacar Ramadan Barry pour Guineematin.com

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