Depuis quelques jours, le torchon brûle entre le ministre de la justice garde des sceaux, Me Seick Sakho et les ONG de défense des droits humains à propos du drame de Womey, constateguineematin.com

Par médias interposés, chacune des deux parties se dit fondé sur le droit pour son argumentation. Du côté du ministre de la justice, Me Sackho soutien que si la procédure normale n’est pas respectée ou si certains comportements ne sont pas conformes à la loi, il l’appartient de pointer du doigt sur cela. Et c’est ce qui a été fait dans le cas précis de Womey. Pour lui, il fallait que l’équipe qui s’est rendu sur les lieux  demande une autorisation judiciaire : « Une autorisation administrative n’a absolument aucune valeur » s’exclame le ministre Sackho au micro de nos confrères de guineenews.

Quant aux organisations de défense des Droits de l’Homme, elles estiment n’avoir pas besoin d’une autorisation pour aller enquêter sur les violations des droits de l’homme : « Nous apprécions les travaux de réforme de la justice que le ministre Seick Sakho est entrain de faire sur le terrain mais sur ce cas précis, nous estimons que le ministre a poussé le bouchon de très loin parce que tout simplement il est entrain de museler, d’inféoder, de ranger da             ns un cadre légal ce qui n’existe pas. Il n’y a pas une loi qui nous impose d’obtenir une autorisation préalable d’une certaine autorité avant de nous rendre dans un lieu où les violations des droits de l’homme ont été commis », a-t-il expliqué Me Nouhan Traoré dans l’émission des Grandes Gueules.

La question que bon nombres se pose est de savoir qui des deux parties aura le dernier mot ? Attendons de voir.

Mamadou Alpha Baldé

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