C’est dans une salle de conférence archi comble que la journée mondiale de la langue arabe a été célébrée en différé, ce mercredi 11 janvier 2017, au centre islamique de Donka. La cérémonie qui a enregistré la présence de plusieurs personnalités comme le secrétaire général des Affaires religieuses, le représentant de l’organisation mondiale pour la mémorisation du Saint Coran, a été mise à profit pour faire la remise des diplômes aux sortants de l’institut pour la formation des maîtres coraniques et la distribution d’exemplaires du Saint Coran aux fidèles musulmans, a constaté Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Instauré en 2012 par l’UNESCO, la journée mondiale de la langue arabe est célébrée tous les 18 décembre de chaque année. Elle est l’occasion de mettre en évidence l’importance d’une langue qui est un vecteur de création et du partage de connaissance, qui a contribué et contribue activement à la culture mondiale, à la recherche, à l’innovation et à la créativité.

Selon les explications des conférenciers, une étude du Washington post de 2015, la langue arabe est la quatrième langue la plus parlée au monde. Elle occupe le deuxième rang par le nombre de pays où sa présence est attestée.

Ainsi, étant la première langue étrangère à être introduite en République de Guinée, dès l’avènement de l’islam, cette date est célébrée chez nous à l’instar de plusieurs autres pays.

Dans l’après-midi de ce mercredi, c’est le chef de département de la langue arabe à l’université général Lansana Conté de Sonfania qui a ouvert le bal, en souhaitant la bienvenue à tous les invités avant de demander au ministère de l’enseignement supérieur d’ériger son département en faculté.

« Le constat relève que cette filière de langue arabe a toujours un manque à gagner dont entre autres le manque d’encadrement pédagogique, d’infrastructures et de personnel qualifié. Vu l’accroissement du nombre d’étudiants, notre souhait est de voir ce département érigé en faculté. Nous tendons la main au gouvernement dans l’espoir légitime de voir cette faculté tant attendue », a plaidé Dr. Mbemba Soumah, le chef de département de la langue arabe de l’UGLC de Sonfania.

Pour sa part, le représentant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique n’a pas manqué d’afficher la ferme volonté de son département à faire de la langue arabe une langue nationale à l’image du français. Il promet par la suite de transmettre au ministre les doléances formulées par le chef de département de langue arabe de l’UGLCS.

Après ses deux discours, Cheick Oumar Barry, le représentant de l’organisation mondiale pour la mémorisation du Saint Coran, et Firass Salim, le délégué de la même organisation, se sont succédé à la tribune pour exprimer toutes leurs satisfactions sur la tenue de cette cérémonie. Ils ont félicité l’ensemble des récipiendaires de ces diplômes et les exhorte à travailler pour le rayonnement de l’islam.

De son côté, le secrétaire général des Affaires religieuses a demandé une synergie d’action à tous les niveaux pour garantir la protection de la langue arabe en Guinée, empêcher son affaiblissement, faciliter son apprentissage…

« Tous les acteurs doivent se donner la main et s’inspirer de l’immense contribution à la culture universelle des écrivains, des artistes et des scientifiques de langue arabe. C’est dans ce cadre que nous avons mis en place une commission de réflexion sur l’enseignement franco arabe. Je formule le vœux que cette commémoration aboutisse à plus d’engagement en faveur de l’enseignement arabe dans l’intérêt de la jeunesse », a dit Elhadj Abdoul Karim Djoubaté, le secrétaire général des affaires religieuses.

La cérémonie a été clôturée par la remise des diplômes aux sortants de l’institut pour la formation des maîtres coraniques et la distribution de plus de mille cinq cent (1 500) exemplaires du Saint Coran.

Mouctar Barry pour Guineematin.com

Tél.: 621 607 907

   

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