moutons Dans moins d’une semaine, les fidèles musulmans de la Guinée célébreront la fête de Tabaski encore appelée l’Aïd-El-Kébir ou fête des moutons. Pendant cette fête, chaque croyant, à la hauteur de ses moyens, est tenu de sacrifier un animal, de préférence un mouton. D’où l’atmosphère qui caractérise actuellement les marchés de vente des petits ruminants.

Dans la ville de Labé, il faut disposer d’un montant minimal de 500 mille francs guinéens pour honorer, dans la mesure du possible, la sunna recommandée par le Prophète Abraham (paix et bénédiction soient sur lui), a constaté Guineematin.com à travers sa correspondante basée dans la préfecture.

Au parc de bétail de Labé, le mouton se négocie, ce mardi 6 septembre 2016, entre 500 mille et 1million 500 mille francs guinéens. Pour ceux qui désirent se tourner vers l’achat des chèvres, ils devront dépenser entre 500 mille et 800 mille  de nos francs, selon la qualité de l’animal convoité.

Par ailleurs, l’engouement constaté à ce jour sur le marché de bétail, reste encore très morose. Cependant, Mamadou Diouldé Bah, responsable du parc, garde toujours espoir car dit-il ‘‘Généralement, c’est à deux jours de la fête, que le parc est envahi par les citoyens. Pour l’instant, l’ambiance n’est pas de taille car par jour, on ne liquide qu’au maximum 10 animaux. Mais je suis certain qu’à la veille de la fête, nous aurons de la clientèle même si elle ne sera pas à l’image de l’an dernier’’.

moutons Côté acheteurs, le cri de cœur est le même : ‘‘c’est cher’’. Cette cherté de bétail raisonne chez tous les citoyens interrogés ce mardi 6 septembre 2016 par Guineematin. « L’année dernière, j’avais acheté mon animal à 400 mille francs guinées et voilà que cette année, on me demande un montant minimal de 500 mille de nos francs. C’est absurde ! Je suis donc obligée de rentrer à la maison et songer à comment trouver le complément »  s’est lamentée Madame Kadiatou Diallo, veuve et mère de 7 enfants.

Même son de cloche chez Moussa Traoré, un père de famille qui malgré la hausse du prix, s’est quand même procurer d’un mouton, histoire de se conformer à la recommandation.

‘‘C’est très cher mais qu’est ce que je peux ? J’ai néanmoins acheté le moins cher qui m’a coûté 500 mille francs guinéen. Au moins, je pourrai aussi immoler cette bête en famille le jour de la fête de l’aïd-el-kébir’’, a-t-il confié à Guineematin.com sur place.

De Labé, Yayé Aissata Diallo, pour Guineematin.com

Tél : (00224) 620 03 66 65

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