Ministère de la Santé, contrôle d'EbolaEbola continue ses ravages humains en Guinée ! Officiellement, il y a déjà près de deux mille (2 000) cas en Guinée avec  mille cent soixante six (1 166) morts ! Et, contrairement aux discours officiels (chaque jour plus rassurant que la veille, alors que la tendance est à l’inverse), mêmes les médecins ne croient pas aux messages officiels sur la maladie, sur les moyens de prévention et de lutte.

Selon un rapport du gouvernement guinéen et de son partenaire technique, l’OMS, un médecin suspecté d’Ebola dans la commune de Kaloum, à Conakry, a refusé d’être transféré à Donka. Après cinq (5) jours de négociations avec l’appui du maire de Kaloum, le médecin a disparu !

Aujourd’hui, nombreux sont les citoyens qui doutent de la volonté réelle de la coordination nationale dite « de lutte contre Ebola » (que dire des autorités ?) à véritablement lutter contre cette grave maladie qui- après des cas jugés anodins en zone forestière et qu’on aurait pu étouffer dans la première préfecture dès au départ- effraie actuellement la planète entière.

Au-delà de nos frontières, nos voisins de la région forestière (Le Liberia et la Sierra Léone) en souffrent énormément. Et, à l’image d’un enfant maudit dans un village, notre virus (Ebola) n’a même pas épargné notre ami qui s’est pourtant toujours montré ouvert et accueillant ; le Mali est aujourd’hui Ebolaté dans sa partie sensible une des grandes cliniques (Pasteur) de la capitale, Bamako.

Justement, des informations officielles en Guinée reconstituent la chaîne de contamination de Bamako, après le premier cas d’Ebola (venu lui aussi de Guinée et qui concernait une fillette d’environ deux ans) signalé et vite maîtrise à Kayes.

Comment Ebola a contaminé le Mali ?

Contrairement à ce premier cas de la fillette décédée à Kayes, le dernier cas a atteint un médecin malien qui s’est occupé de notre compatriote venu de Siguiri. Il s’agit du grand Imam de Kourémalé (la sous-préfecture de Siguiri qui fait la limite entre la Guinée et le Mali) qui a été hospitalisé dans cette clinique de Bamako (plus proche des Siguirinkas que Conakry). Atteint d’Ebola sans qu’on le sache (même si on savait que la préfecture de Siguiri est déjà contaminée), le grand imam est décédé à la clinique Pasteur, le 27 octobre 2014. Son corps sera ensuite transporté de Bamako à Kourémalé (Guinée) où un enterrement non sécurisé sera réalisé, nous informe-t-on.

Malheureusement, son premier fils, qui s’occupait de lui durant son hospitalisation, est confirmé positif d’Ebola et se trouve actuellement au centre de transit de Siguiri. Le tuteur de l’imam à Bamako est décédé le lundi dernier, le 10 novembre 2014, précise-t-on.

Toujours concernant cette respectable famille du grand imam de Kourémalé, la première femme de l’imam est décédée le 06 novembre. Pour leur part, sa deuxième épouse et son frère sont actuellement malades et leurs transfèrement serait en cours pour le centre de Guéckédou.

Enfin, la réticence de cette même famille a conduit à un enterrement non sécurisé de sa première fille, décédée également le lundi 10 novembre 2014 (donc, la même date que leur tuteur à Bamako).

Guineematin.com vous propose ci-dessous un lien sur les dernières statistiques de la maladie à virus Ebola à la date du 11 novembre 2014 :

Statistiques de la maladie à virus Ebola en Guinée à la date du 11 novembre 2014

 Nouhou Baldé

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