Après le passage du virus Ebola en Guinée, les acteurs sanitaires veulent renforcer la surveillance épidémiologique. C’est dans cette dynamique qu’un atelier de renforcement organisationnel et fonctionnel pour la surveillance épidémiologique et la sécurité sanitaire en Guinée s’est ouvert hier, mercredi 07 février 2018, à Conakry. Organisé par le ministère de la santé en collaboration avec le PNUD et l’OMS, cet atelier de deux jours vise à créer un cadre de concertation et de synergie entre les différents acteurs impliqués dans la gestion des situations d’urgence, a appris sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Présidant l’ouverture des travaux, le ministre de la santé, Dr. Abdourahame Diallo a donné les objectifs de l’atelier en ces termes : « mettre en exergue les liens fonctionnels entre les différents acteurs intervenants dans la gestion des épidémies en Guinée ; Présenter et optimiser le fonctionnement du ministère de la santé et de ses structures telles que l’Agence Nationale de la Sécurité Sanitaire, l’Institut National de Santé publique ; Établir les mécanismes et les outils de communication et la feuille de route pour les actions à mettre en œuvre pour améliorer le système de réponse aux urgences épidémiologiques ».

Dr Georges Alfred Ki-Zerbo, représentant de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) en Guinée a rappelé le rôle que son institution va jouer pour accompagner la Guinée dans la surveillance épidémiologique. « L’OMS a également tiré les leçons de l’épidémie de virus Ebola. Un programme spécial des urgences est créé à l’OMS, qui existe au niveau du siège à Genève, dans toutes les régions dont la région africaine et dans tous les pays. Nous avons un dispositif d’appui aux pays qui consiste à détecter de façon précoce les alertes, à combattre les rumeurs mais aussi à mettre en place une capacité de riposte rapide de détection, de diagnostic des menaces épidémiques. Nous participons aussi à la mise en place de la plate-forme Une seule santé qui, au delà du ministère de la santé, prend en compte les risques environnementaux mais aussi des risques liés aux maladies animales qui peuvent se transmettre à l’homme » a dit le représentant de l’OMS en Guinée.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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