Un groupe de jeunes, accompagné de policiers, a investi une concession appartenant à la famille de feu Seydouba Soumah au carrefour Transit, quartier Ratoma dispensaire, dans la commune de Ratoma. Le bilan fait état de trois voitures endommagées, une toiture décoiffée, un restaurant vandalisé et plusieurs objets de valeur emportés, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

De nombreux jeunes, armés de bâtons et de cailloux, accompagnés de policiers sont venus s’attaquer aux bâtiments de la concession de la famille Seydouba Soumah. Dans ladite concession, se trouve le restaurant communément appelé Big Fataya, en face du carrefour Transit.

Une situation qui n’a pas laissé les jeunes du quartier indifférents. Très en colère, ils ont vite occupé la route en y érigeant des barricades.

Salifou Soumah

Selon nos sources d’information, tout est parti d’un conflit domanial qui oppose la famille de feu Seydouba Soumah à une dame, nommée Mama Aissata Soumah, qui se dit être la sœur et héritière du défunt. Pour Salifou Soumah, l’un des héritiers de feu Seydouba Soumah « c’est une dame du nom de Aissata Soumah, qui s’est présentée ici lors du décès de notre papa, on était tous en train de pleurer. On n’a même pas fini de pleurer la mort de notre papa, elle nous a demandé de lui rendre ce que notre papa lui a donné. Elle a indiqué un sous-bassement. On ne la connait même pas. Elle dit que c’est notre papa qui lui a donné ce sous-bassement sans aucune preuve matérielle et juridique. Nous lui avons dit non, on n’est pas au courant de ça. Ce restaurant qui est cassé là, nous l’avons mis en location pour avoir notre dépense. Ils sont venus casser ça, enlever les tôles de nos bâtiments et casser des voitures, on va saisir les autorités compétentes », a fait savoir Salifou Soumah, passeur à la douane.

Me Macky Touré

L’avocat de la famille de feu Seydouba Soumah, maître Macky Touré, s’est dit surpris par ce déferlement de violence. Il a précisé que cette histoire est liée à un problème de succession.

« Je suis dans ce dossier depuis dix (10) ans. Mais, je me battrai par tous les moyens légaux pour défendre mes clients. Je suis surpris qu’une telle situation intervienne alors que la loi est là. Que l’on passe par des faits extrajudiciaires comme tels, ce n’est pas bon », dit-il.

Bah Thierno Sadou, gérant du restaurant « Big Fataya », vandalisé par les visiteurs indésirables, est revenu sur les faits. « J’ai vu trois pick-up de la police ce matin et un groupe de jeunes qui avaient des cailloux. Ils sont venus s’attaquer à nous subitement. Ils ont commencé à casser tout ce qu’ils voyaient. Ils ont pris tout ce qui était à l’intérieur. Ils m’ont surpris dans le bureau, ils ont tout pris. Il y a eu quelqu’un même qui m’a pris le col », a expliqué la victime.

Bah Thierno Sadou

Parlant des pertes enregistrées, Bah Thierno Sadou dit ne pas pouvoir les estimer. « Tout ce que je sais, c’est que j’ai trois autres restaurants. Les gérants de tous ceux-ci viennent ici parce que ce restaurant là ne ferme pas, il fonctionne 24h sur 24. C’est ici que les les 4 restaurants rassemblent ce qu’on a vendu. Quand on vend, on rassemble tout ici. Hier, j’ai fait un retrait de 15 millions de FG à la banque pour réduire le personnel… Donc, ils sont partis avec tout : l’argent, des ordinateurs,… Tout ce que j’ai travaillé est parti », se plaint-il.

La victime pointe du doigt des agents de la a police de Petit Simbaya et un groupe de jeunes inconnus. « C’est la police de Petit Simbaya et un groupe de jeunes inconnus. Quand on m’a informé que c’est eux, j’ai voulu vérifier. J’ai appelé le numéro du commandant, il m’a dit de l’attendre. J’ai compris qu’il n’était pas informé de ça. C’est quand j’ai appelé pour un deuxième temps, il m’a dit m’a dit oui, que c’est eux qui sont venus. Je ne sais pas pourquoi ils sont venus faire ça ici. Parce-que moi, je m’acquitte de toutes mes obligations, je paye l’impôt et tout. Je ne connais aucune raison, ils ont même tiré à balles réelles. Le général Idi Amin du ministère de la défense était de passage, il peut en témoigner », a dit monsieur Bah.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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