PoliceCertains chauffeurs de taxi se disent  victimes chaque jour que Dieu fait, de raquette policiers le long des routes de la cité. Une pratique encrée dans les mœurs de ces policiers, qui en font leur gagne-pain.Selon l’ONG Trasparency International, la Guinée figure parmi les pays les plus corrompus d’Afrique. Le secteur routier est l’un des plus touchés par ce fléau. Ainsi, on aperçoit à longueur de journée, des policiers et des conducteurs de taxi, le long des artères, en pleine discussions. Des altercations qui se terminent généralement à coup d’échange de billets de banque.

Les chauffeurs, par  peur de se retrouver en fourrière, sont tenus de graisser la ‘’patte’’ des flics de la routière, qui les arrêtent pour des pseudos contrôles de papiers. Une fois arrêtés, il faut payer un montant pour se faire libérer. « Ces montants sont obligatoires, même si tu n’as pas de recettes. J’ais tous mes papiers au complet, mais cela n’a pas empêché d’être facturé par la police », s’indigne Boubacar Diallo, chauffeur de taxi

Interrogé au  Rond point de Hamdallaye situé dans la commune de Ratoma, un policier qui a voulu garder l’anonymat  accuse  à son tour les chauffeurs de taxi de violer le code de la route. « Les chauffeurs en général ne respectent pas le code de la bonne conduite, ils se comportent mal au valant, c’est la raison pour laquelle nous sommes rigoureux dans nos contrôles »

Le comportement de ces policiers sur les routes choquent certains usagers qui n’hésitent pas à les comparer à des ‘’mendiants’’.

Apres une longue journée, ‘’de racket’’, ces policiers ‘’mendiants’’ se retrouvent dans un coin pour faire le bilan de la mi-journée. Les patrons qui sont les plus gradés, attendent le compte-rendu des subalternes. Cette pratique qui est devenue monnaie courante décrédibilise l’image de la police routière et contribue aux innombrables bouchons qui rythment la circulation dans la capitale guinéenne.

Assy Diallo

 

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