Mohammed Askia Touré (ph), HCR Côte d'Ivoire

Le Haut-Commissariat pour les Réfugiés (HCR) trouve dramatique et inadmissible le refus des autorités ivoiriennes d’autoriser vendredi dernier le retour de 400 réfugiés basés auLiberia depuis la crise post-électorale 2014. Selon son représentant en Côte d’Ivoire, qui se confiait à l’Agence France Presse (AFP)ce lundi , les agissements d’Abidjan sont une violation au droit interne et international.
« C’est dramatique et inadmissible. C’est le b.a.-ba d’un pays que de protéger ses citoyens. Il s’agit d’une violation du droit interne et international », a déploré à l’AFP.

La Côte d’Ivoire avait décidé de fermer ses frontières avec certains de ses voisins après l’apparition du virusEbola en Guinée Conakry.

Mais un argumentaire, que le diplomate Onusien balaie du revers de la main et pense que la décision du gouvernement ivoirien répond à d’autres soucis.

« Vendredi, on nous a donnéEbola comme raison, alors que leHCR avait proposé aux autorités de faire un contrôle médical de ces 392 réfugiés, ce qu’elles avaient refusé, Mais ça ne pouvait pas être Ebola, car la frontière était ouverte. Les gens allaient et venaient», a rapporté ce dernier.

Pour rappel, plusieurs ivoiriens originaires de l’ouest de la côte d’Ivoire ont trouvé refuge auLiberia voisin, après la crise post-électorale de 2011. Si certains ont pu regagner le pays dans le cadre de la réconciliation nationale, d’autres par contre sont encore dans les camps de réfugiés au pays d’Ellen Johnson.

Notons pour finir que, les quelques 400 réfugiés sont retournés dans leur base duLiberia en attendant certainement une autorisation du ministère des affaires étrangères.

Donatien Kautcha

Abidjan le 14 juillet 2014 © koaci.com

 

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