Les images du corps de mademoiselle Odette Kamano, portant les stigmates d’une sérieuse bastonnade, avaient fait le tour des réseaux sociaux et indigné de nombreux guinéens. L’auteur de ladite bastonnade, le père adoptif de la suppliciée, avait été trimballé en justice.

Monsieur Aboubacar Soumah, a été jugé et condamné à dix (10) mois de prison, dont huit (8) assortis de sursis, le mercredi 12 septembre 2018, par le Tribunal de Première Instance de Dixinn, a appris Guineematin.com à travers un de ses reporters.

En effet, ce père de famille était poursuivi pour avoir administré des coups et blessures volontaires a l’encontre d’Odette Kamano, âgée de 19 ans, qui vit sous sont toit depuis 14 ans.

Tout a commencé le mardi, 4 septembre 2018, lorsque le nommé Sidiki, petit copain d’Odette Kamano, est venu au domicile d’Aboubacar Soumah pendant que ce dernier était au travail. Une visite qui n’a pas été du goût de la mère de famille qui a corrigé Odette. Le jeune Sidiki, ayant appris que sa copine a été corrigée par sa mère adoptive, est venu adresser des propos déplacés à l’égard de la dame.

Ayant appris cette nouvelle, Aboubacar Soumah décide de corriger Odette Kamano qui « envoie les garçons à son domicile pour l’insulter ». Il s’en est suivi une sérieuse bastonnade à l’encontre de la jeune fille.

Pour ces faits, monsieur Soumah est traduit le jeudi, 6 septembre 2018, à la barre du tribunal correctionnel de Dixinn où il a reconnu les faits. « Oui, je l’ai frappé dans mon salon, les deux mains attachées et torse nue. Mais, depuis qu’elle est venue chez moi, cela a fait 14 ans, je ne l’ai jamais frappé. Je l’ai corrigé parce que j’ai peur qu’elle ne soit à la merci des garçons », a lancé le père adoptif, Aboubacar Soumah.

La victime quant à elle, a laissé entendre devant le tribunal que depuis qu’elle est chez monsieur Aboubacar Soumah elle n’a jamais été privée de ses droits. « Il m’a mise à l’école, habillée, nourrie et logée. Je n’ai pas où aller aujourd’hui, sauf chez lui. J’ai quitté mes parents à l’âge de 5 ans. C’est la première fois qu’il me frappe. Alors, moi je vous demande de le libérer, car il est mon père » avait dit la victime devant le juge Aboubacar Maféring Camara.

Le Procureur avait demandé de retenir le prévenu dans les liens de la culpabilité et de la condamner à deux ans d’emprisonnement ferme.

L’avocat de la défense, maitre Mohamed Abou Camara, avait plaidé non-coupable, en rappelant que le père voulait tout simplement corriger sa fille pour ne pas qu’elle soit à la merci des garçons.

Finalement, le mercredi 12 septembre 2018, le père a été condamné à 10 mois d’emprisonnement, dont 8 mois assortis de sursis.

Aboubacar Soumah retourne à la maison centrale de Coronthie où il va continuer son séjour pour six semaines encore.

Saidou Hady Diallo pour Guineematin.com

Tel: 654 416 922/664 413 227

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