L’Association des Magistrats de Guinée a tenu une assemblée générale dans la journée de ce vendredi, 21 septembre, 2018 à la Cour d’Appel de Conakry. Contre toute attente, la crise qui frappe la Cour Constitutionnelle, et qui alimente la chronique, a été écartée de l’ordre du jour de la rencontre, a appris sur place Guineematin.com à travers un de ses reporters.

Après la réunion à huis clos, Mohamed Aly Thiam, président de la chambre administrative de la Cour Suprême et président de l’Association des Magistrats de Guinée, a fait le compte-rendu à la presse. « Nous avons parlé, premièrement, des préparatifs de la réunion du groupe africain de l’Union Internationale des Magistrats, qui doit avoir lieu en Guinée en mai 2019, et on a mis en place une commission d’organisation à cet effet. La deuxième question, c’était le compte-rendu aux magistrats de la réunion que leur président a eu avec les présidents des autres ordres de la famille judiciaire : les avocats, les notaires et les huissiers. Le troisième point a porté sur la lettre qui nous a été adressée par l’Association pour le Développement du Logement en Guinée ».

Pour ce qui est de la crise qui mine la Cour Constitutionnelle, où huit conseillers disent avoir destitué leur président, Kéléfa Sall, le président de l’Association des Magistrats de Guinée a dit que la question a été finalement écartée de l’ordre du jour. Selon Mohamed Aly Thiam, « elle était à l’ordre du jour. Mais, avec la décision majoritaire, elle a été retirée des débats. Donc, nous n’en avons pas parlé ».

Malgré l’insistance des journalistes sur les raisons de la non-évocation du sujet, Mohamed Aly Thiam dira que « telle a été a été la décision de l’assemblée générale. Puisque c’est écarté, je n’en parle pas. La majorité a décidé que cette question ne doit pas être discutée au cours de cette assemblée générale… On n’est pas obligé d’en discuter. Ça veut dire que les magistrats sont majoritaires sur l’idée que nous ne devons pas nous prononcer sur la crise à la Cour Constitutionnelle. La crise de la Cour Constitutionnelle nous inquiète, elle nous concerne et elle nous intéresse. Mais, nous avons décidé de ne pas en faire un débat public », a-t-il tranché.

Siba Guilavogui pour Guineematin.com

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