Cosa, manifestation, circulation « Les véhicules qui s’étaient engagés sur Bambéto reviennent ! Il n’y a pas de forces de l’ordre pour le moment ici. Tout le monde cherche à rejoindre l’autoroute. Et, sur la route de petit Symbayah-Nongo, le syndicat empêche les taxis de bouger », expliquait, à 8 heures 36 minutes, Mamadou Alpha Baldé, un des reporters  de Guineematin.com, qui était au carrefour Cosa.

Le mouvement syndical a appelé à une grève générale illimitée à partir de ce lundi 5 janvier 2015. Le pouvoir, sans doute voyant les choses se compliquer, a décrété ce lundi 5 janvier comme une journée fériée, chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national. Mais, le pouvoir a justifié cette annonce par le Maouloud, même si cette nuit de prière et d’incantation de la branche Tidjaniyah des musulmans s’est déroulée depuis vendredi…

Le syndicat, pour sa part, a appelé sa base à une assemblée générale extraordinaire aujourd’hui-même à 10 heures pour faire le compte rendu des négociations et prendre ensemble des décisions pour la suite ou non du mouvement de grève.

Les leaders syndicaux qui ont fait publié l’avis de grève à la fin de l’année sont souvent soupçonnés de manque d’audace pour défendre jusqu’au bout des travailleurs dont le SMIG est fixé à 450 mille francs guinéens, environ soixante quatre dollars (64 USD). Pendant que certains salariés reçoivent moins de cent dollars, alors que la présidence de la République s’est attribuée d’un budget d’un milliard quatre cent millions de francs guinéens (1 400 000 000 GNF) par jour.

« Le fonctionnaire sénégalais est huit fois mieux payé que le fonctionnaire guinéen ; le fonctionnaire ivoirien, neuf fois mieux payé que le guinéen, alors que le coût de la vie est plus cher en Guinée », faisait observer le député Ousmane Gaoual Diallo, dans son analyse du budget.

Par ailleurs, on a du mal à comprendre le maintien du prix du carburant, alors que le prix a baissé partout dans le monde. Ni d’ailleurs le décalage de discours entre la vantardise budgétaire du gouvernement qui dit avoir suffisamment d’argent pour ne plus avoir besoin du financement proposé par l’Union européenne pour les coûteuses élections et le refus d’améliorer le salaire des pauvres fonctionnaires…

« Il faut que le syndicat tienne bon pour aider les travailleurs Guinéens. Il n’y a pas que la politique dans la vie. Ce gouvernement fait de l’enrichissement individuel et illicite. C’est juste une poignée de départements (et d’individus) qui se partagent les 80 pour cent du budget de l’Etat. Ce n’est pas normal… », a commenté l’honorable Ousmane Gaoual Diallo, au téléphone de Guineematin.com

 

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