C’est le jeudi 14 août dernier qu’une équipe des services anti-drogue et du crime organisé a fait  une descente  au port de Boulbinet à l’issue de laquelle un jeune a été interpellé avec  une quantité d’environ 1 kilogramme de marijuana et de quelque comprimés excitants.Après la décision du gouvernement de faire libérer les bordures de mer et des plages occupées de manière anarchique par certains citoyens, le commandant Moussa Tiégboro Camara, chargé de la lutte anti-drogue et de la criminalité, accompagné de son équipe, s’est rendu au port de pêche de Boulbinet pour sommer  les occupants de quitter les lieux avant les 24 heures qui ont suivi son assaut.

C’est aux environs de 10 heures que le colonel Moussa Tiégbro Camara et son équipe sont arrivés au débarcadère de Boulbinet pour déguerpir les habitations de fortune qui s’y trouvaient. Lors de la destruction, ils ont appréhendé un jeune qui détenait environ 1 kg de chanvre  indien et  des produits excitants. Présentant le jeunes à la presse, le colonel Tiégboro Camara a affirmé : « Vous voyez ce jeune, regardez ses yeux, comment ils sont rouges. Ces drogués habitent là et font du n’importe quoi ici. Ils consomment et pratiquent la prostitution ici au vu et au su de tout le monde. C’est déplorable. Des petites filles de 13 à 14 ans, sans contrôle parental, se livrent à du n’importe quoi ici», déplorait Colonel Moussa Tiégboro Camara.

Des femmes rencontrées sur place ont confié aux journalistes que ce lieu était devenu un véritable nid de bandits. « La nuit, on pouvait entendre des cris un peu partout. On avait du mal à dormir. C’était vraiment du n’importe quoi  ici », explique une d’entre elles.

Quant à Sally Bilaly Sow, jeune pêcheur qui habitait ces lieux de fortune, il regrette le fait que cet endroit soit démoli : « C’est vraiment regrettable pour nous qui n’avons pas où aller. Je passe la plupart de mon temps en haute mer et le peu de temps que j’avais pour le repos, c’est ici que je passais la nuit. Maintenant, comme vous le constatez, je n’ai plus où aller. Le peu que je gagne après la pêche ne vaut que le mangé. Je n’ai pas assez d’argent pour me payer un loyer. Je lance un appel aux autorités de nous aider, à défaut qu’elles nous laissent ici au moins jusqu’à ce que la saison des pluies passe».

S’agissant des travers dont certains d’entre eux sont accusés, Sally Bilaly dit ne pas être au courant,  mais néanmoins entend souvent certaines personnes en parler.

 Abdoulaye Oumo

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