numérisation0007L’on sait qu’avec l’épidémie de la fièvre hémorragique à virus Ebola qu’il est conseillé par les spécialistes de cette maladie d’éviter de manger les animaux sauvages. L’origine de cette salle maladie serait des animaux sauvages, notamment la chauve sourie.

En compagnie de madame Aissata Diakité, journaliste reporteur de la radio Espace FM en mission à Kankan, le correspondant local de Guineematin.com, Moussa Tatakourou Diawara, a rendu visite à des enfants chasseurs dont l’âge varie, pour la plus part, entre 8 à 14 ans.

Au su et au vu de tout le monde, la scène se passe au niveau du pont sur le fleuve Milo qui sépare le centre ville de Kankan à Kankankoura où se trouvent des baobabs qui servent de refuge à ces oiseaux entre 9 heures du matin et 17 heures, a constaté Guineematin.com sur place.

Munis des lances pierres, des arcs, etc. ces enfants se sont prêtés à nos questions sur les dangers liés à leur consommation, surtout pendant cette période où le virus mortel Ebola sévit dans notre pays. A notre grande surprise, leur réponse a été ‘’Tougnaté’’ qui signifie littéralement : ‘’Ce n’est pas vrais ! », « Nous nous mangeons cela chaque jour. Personne n’est tombé malade parmi nous…’’, expliquaient-ils.

Face à ce constat, la responsabilité se situe à 2 niveaux. D’abord au niveau des autorités préfectorales et communales et ensuite au niveau des parents. Ces enfants chasseurs emportent ces animaux interdits à la consommation dans leurs familles.

Quant aux autorités de la ville, des mesures de gardiennage pouvaient être mis en place pendant la journée pour faire éviter aux enfants de contracter cette maladie qui continue à endeuiller des familles dans la sous-région ouest africaine.

A rappeler que les chauves sourie se trouvent dans deux endroits à Kankan. Au niveau du pont du Milo et au niveau des manguiers qui sont devant la cours d’appel de Kankan.

Comme dit un adage ‘’Prévenir vaut mieux que guérir’’. Si Kankan n’a pas été parmi les villes touchées par l’épidémie, des mesures de prévention devraient être mises en place pour éviter tout risque de contamination.

Mousa Tatakourou Diawara

Commentaires