Il y a plus de dix (10) jours depuis que l’opération de distribution des cartes d’électeurs est lancée sur toute l’étendue du territoire national. Les agents distributeurs tirent le diable par la queue alors que la distribution se fait au compte-gouttes dans certains quartiers des communes de Matoto et Ratoma, a constaté sur place Guineematin.com, à travers un de ses reporters.

Au quartier Lansanayah-plateau, dans la commune de Matoto, qui compte 11 secteurs, les électeurs ne se bousculent pas dans le centre de distribution situé au marché.

Ibrahima Baldé

Monsieur Ibrahima Baldé, enseignant de son état et représentant de l’UFDG dans ce centre, a dit que les agents distributeurs travaillent dans des conditions difficiles. « Ils nous ont envoyés sur le terrain, nous travaillons régulièrement avec les gens qui viennent retirer leurs cartes. Mais, je vous dis que nous sommes carrément oubliés par les partis qui nous ont envoyés. Ils ne s’intéressent même pas à nous. On abandonne nos familles là-bas de 8h à 18h. On ne mange pas, on ne boit pas, on ne voit rien. La CENI est là, rien ne bouge. C’est la même pagaille », a lancé notre interlocuteur.

Moussa Chérif

Moussa Chérif, représentant du gouvernorat et membre de la commission de distribution à Lansanyah-plateau, a émis le souhait qu’à la fin de l’opération, la CENI va améliorer leurs primes. « On nous a fait comprendre que la négociation est en cours, nous n’avons qu’à continuer. Nous continuons, mais c’est vraiment dur. Toutes nos dépenses sont tirées de nos poches: transport, nourriture, tout. On travaille parce qu’on nous l’a demandé et nous espérons aussi que la CENI va améliorer nos primes à la fin ».

Mohamed Fatoumata Kaba

Au quartier Sonfonia-gare, dans la commune de Ratoma, il y a 9 secteurs pour plus de 13 mille électeurs. Mohamed Fatoumata Kaba, président de la Commission de distribution des cartes d’électeurs a dit que c’est par patriotisme qu’ils acceptent de travailler. « Les primes qu’on nous a proposées ne représentent rien aujourd’hui. C’est inacceptable ça. Si on regarde ça, on ne va pas travailler. Ici, moi je considère que c’est le patriotisme que nous allons considérer pour ne pas empêcher le déroulement des élections. Si à la fin on pense à nous, tant mieux. À cas contraire, c’est un sacrifice qu’on aura fait », a laissé entendre monsieur Kaba.

Mamadou Laafa Sow pour Guineematin.com

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