Dans la matinée de ce vendredi, 6 juillet 2018, les secouristes ont finalement réussi à repêcher le corps de Sangbé Pecoss, la cinquième victime du naufrage enregistré il y a deux jours (le mercredi dernier), suite à une collision entre deux pirogues aux portes de Conakry, dans le district de Kassonya, préfecture de Coyah, rapporte le journaliste que Guineematin.com a dépêché sur place.

Après  Mariama Bangoura, la jeune fille de onze ans, N’Fa Moussa Soumah, le jeune garçon de 24 ans et madame Celestine Loua, la femme âgée de 35 ans et Imriaou Bah, âgé de 28 ans, les quatre corps qui ont été retrouvés hier, jeudi 05 juillet 2018, Sangbé Pecos est la cinquième victime de la collision du mercredi passé entre les deux pirogues qui faisaient la navette entre Kassonya et le kilomètre 36, à cause de la non réparation du pont qui s’est affaissé par manque d’entretien.

Sangbé Pecoss, âgé de 17 ans, était un des élèves qui faisaient la 10ème année au Groupe scolaire Nagbè Maty de Lansanaya barrage. Originaire de Gbenemou, préfecture de Lola, le défunt était le fils de Cé Gouanou et de Seny Zogbila. Pour ce voyage sans retour, Sangbé Pecos a quitté Lansana avec l’objectif de se rendre à Kassonya village chez sa tante. Malheureusement, le destin a voulu que sa tante ne puisse finalement voir que son corps inanimé…

Selon Sangbé Nyan, frère aîné de la victime, Pecoss était « un jeune très sage, respectueux, très intelligent et qui a mené un début de vie très difficile. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle on l’a pris du village pour Conakry pour qu’il puisse poursuivre convenablement ses études. Sa disparition brutale nous laisse aujourd’hui un constat très amer… », a notamment indiqué le frère aîné de la victime.

A préciser que Sangbé Pecoss a été inhumé aux abords du bras de mer, aux cotés des regrettés Mariama Bangoura, N’Fa Moussa Soumah, madame Celestine Loua et Imriaou Bah ! Les quatre autres victimes de ce naufrage qui aurait pu être évité au peuple martyr de Guinée si les autorités en charge des travaux publics avaient réparé ce petit pont situé aux portes de la capitale, Conakry, et pour lequel les populations locales avaient pourtant multiplié les alertes et appels au secours avant qu’il ne s’affaisse sous le poids de l’âge…

Guineematin.com présente ses condoléances les plus attristées aux familles des défunts et prie pour que ces victimes de l’insensibilité des autorités de notre cher pays reposent au paradis, amine !

De Kassonya, Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

Facebook Comments

Guineematin