Dr. Dansa Kouroumah Président du CNOSCG www.guineematin.com

Dr. Dansa Kouroumah
Président du CNOSCG
www.guineematin.com

« Le CNOSCG pointe un doigt accusateur sur la perte de la responsabilité parentale et l’insouciance des autorités civiles et sécuritaires du pays comme les motifs de ces  décès récurrents de la frange la plus importante de la population guinéenne soit 55%  sur espaces de loisirs », se frustre le CNOSCG.

Le drame de Rogbané qui a endeuillé plusieurs dizaines de nos familles continue à susciter les réactions des acteurs politiques et sociaux de notre pays. Le Conseil nation des organisations de la société civile, CNOSCG, n’est pas en reste. Dans un communiqué transmis à Guineematin.com, la société civile guinéenne plaide auprès du gouvernement d’accorder une assistance aux familles endeuillées.

Guineematin.com vous propose ici l’intégralité de ce communiqué du Conseil National des Organisations de la Société Civile Guinéenne :

Communiqué de presse du CNOSCG

Le Conseil national des organisations de la société civile de Guinée (CNOSCG) a appris avec une profonde douleur, le mardi 29 juillet 2014, la disparition d’environ 34 jeunes guinéens dont la majorité à la fleur de l’âge.

Le CNOSCG  regrette la mort de ces victimes innocentes et pointe un doigt accusateur sur la perte de la responsabilité parentale et l’insouciance des autorités civiles et sécuritaires du pays comme les motifs de ces  décès récurrents de la frange la plus importante de la population guinéenne soit 55%  sur espaces de loisirs.

Le CNOSC-Guinée se réjouit de la prompte réaction du Gouvernement relative au Décret d’une semaine de deuil, la suspension du Directeur Général de l’Agence Guinéenne de Spectacle et l’ouverture d’une enquête par le parquet.

Ne minimisant nullement cette mesure, le CNOSC-Guinée demande la mise en place urgente d’une commission d’enquête sur ce drame, dans le but de situer les responsabilités, punir les coupables et engager des reformes pour qu’afin de tels évènements malheureux ne se reproduisent en Guinée.

En attendant, le CNOSC-Guinée s’interroge sur l’identité de l’autorité et du motif de la levée de la fermeture des plages jusqu’à nouvel ordre, décidée par l’ancien gouverneur de la ville de Conakry, le Commandant Sékou Resco CAMARA.

Le CNOSC-Guinée  prend la pleine mesure de la douleur qui étrangle les familles des victimes et leur présente ses condoléances les plus attristées.

Il invite le Gouvernement de la république de Guinée à envisager les mesures idoines pour assister les familles endeuillées en cette douloureuse circonstance, en mettant en place une chaine de solidarité intégrant les volets psycho-sociaux, financiers et juridiques.

Il exhorte les pouvoirs publics à interdire l’accès de ces plages  au public pour privilégier leur aménagement et mise en place d’une  réglementation adéquate, prenant en compte la création d’un Office d’aménagement et de  gestion des espaces de loisirs sous la direction d’un Conseil d’administration pluri-acteurs (Ministères, Collectivités et les Organisations de la société civile).

Le CNOSCG se réserve le droit de mener une enquête citoyenne impartiale sur ce drame et de renseigner les familles et les autorités sur ses causes et conséquences. Il s’engage à s’impliquer volontairement auprès des autorités nationales dans la prévention, par la mise en place d’une Commission nationale  de réflexion sur l’exploitation des plages et autres espaces de loisirs en Guinée, qui définira désormais le cadre réglementaire en la matière.

Le CNOSCG appelle à la solidarité nationale, comme élément clé de notre devise, pour que dans une communion d’idées et d’actions, les familles endeuillées bénéficient consolation, sympathie et soutien afin que leurs larmes soient séchées.

Que l’âme des victimes repose en paix.

Amen.

Conakry, le 31 juillet 2014

Le Secrétaire National en charge de la Communication et du Plaidoyer

Moussa Iboune CONTE

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