La fouleUn homme qui était venu acheter une couverture au marché central de Labé a trouvé la mort de façon brutale au moment où il prenait un Moto-Taxi pour rentrer à la maison, a constaté sur place un observateur de Guineematin.com qui a vécu cette histoire dramatique.

Selon notre collaborateur Habib Kéléfa BAH cet homme est tombé à côté du bureau de l’administrateur du marché central de Labé aux environs de 15 heures. Il avait signalé un conducteur de Taxi-Moto quand il est tombé brusquement devant les boutiquiers de la ligne «Devises». Les premiers secours qui pensaient à une simple crise passagère ont été surpris de constater ce «décès communautaires.»

Mais, au moment où les services de santé et les volontaires de la Croix Rouge préparaient le corps pour le sécuriser et le prélever, les services de sécurité ont retiré le corps des spécialistes pour le transporter à l’hôpital à bord de la Pick-up de la direction régionale de la sûreté non sécurisée. Un comportement brutal qui est en violation flagrante de l’esprit du décret présidentiel portant état d’urgence sanitaire en Guinée.

La victime, décès au marché central, LabéDans l’immédiat, la Croix Rouge a pris le soin de sécuriser le corps et de pulvériser le véhicule de la police, étant entendu que si le prélèvement effectué sur ce corps confirmait un cas d’Ebola, les agents qui ont transporté le défunt seront immédiatement déclarés «contacts.» Le résultat est attendu à Labé dans la journée du lundi 5 janvier prochain.

Un autre aspect à déplorer ! Après ce décès communautaire au marché central, aucune disposition n’a été prise pour mettre en place un cordon de sécurité aux alentours. Conséquence : la foule de curieux a envahi la zone de manière à compliquer l’intervention des services de santé et des volontaires de la Croix Rouge.

Ce samedi 3 janvier, aux environs de 19 heures, un jeune maçon du nom de Mamadou Samba DIALLO a formellement reconnu le corps à la morgue de l’hôpital régional de Labé comme étant celui de son grand frère Mamady DIALLO, originaire de Solokouré, une localité de la commune rurale de Koïn, dans la préfecture de Tougué. Il rentrait, dit-on, de Niafou, au Mali où il vivait depuis 5 ans. Pendant cette période, il avait coupé le contact de sa famille qui ne peut rien dire aujourd’hui sur son état de santé.

Les observateurs estiment qu’il était entré au marché pour acheter cette couverture couchée à côté de son corps.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

Téléphone : (00224) 660 11 35 15

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