Ebola imageDepuis l’annonce de l’apparition de la fièvre hémorragique à Pita, la cité est partagée entre appréhension chez certains et doutes chez d’autres.

A l’origine, la femme atteinte de la maladie depuis la Sierra Leone, qui est décédée le 21 juillet 2014 à Pita, avait d’abord pris une moto-taxi à sa descende du véhicule pour sa maison. Depuis, une campagne de poursuite contre ce conducteur de moto-taxi est lancée pour tenter de le retrouver afin qu’il soit inscrit sur la liste des sujets contacts. Ses collègues lui avaient interdit toute activité et il se sent aujourd’hui marginalisé par bon nombre de ses clients.

Déjà, à la devanture des lieux publics, des récipients remplis d’eau de javel ont été disposés partout. Et, chacun est obligé de désinfecter ses mains avant d’y accéder.

A l’inverse, la fièvre hémorragique à virus Ebola à Pita suscite peu d’attention chez d’autres. Pour  Mamadou Aliou Bah, gérant d’un café comme pour plusieurs autres citoyens interrogés par Guineematin.com à Pita, « la fièvre Ebola est comme toutes les autres maladies. Il n’y a rien à craindre  puisque toutes les âmes sont dans la main de Dieu ».

Dans son cafétéria, on n’entend souvent dire, et de façon banale,  que le virus Ebola est une campagne d’intoxication voire même une invention politique.

Afin d’éclairer les populations sur la maladie, les autorités sanitaires de la préfecture passent par une large de sensibilisation et appellent les populations à un changement de comportement.

Alpha Oumar Diallo

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