Dans le cockpit avec des pilotes d'Air France. Certains d'entre eux ont décidé de ne plus desservir les pays touchés par Ebola.

Dans le cockpit avec des pilotes d’Air France. Certains d’entre eux ont décidé de ne plus desservir les pays touchés par Ebola.

C’est un article du journal français, Le Point, paru cet après midi (mercredi 10 septembre 2014) qui l’annonce : Ebola : des pilotes d’Air France refusent de voler vers les pays touchés. Et, selon le journal, un avis de « danger grave et imminent » concernant la Guinée, la Sierra Leone et le Nigeria « a été déposé » au Comité d’hygiène et de sécurité des pilotes.

Le Point, source l’AFP

Des pilotes d’Air France refusent d’effectuer des vols à destination de pays africains touchés par le virus Ebola, a-t-on appris mercredi auprès de syndicats de pilotes et de la direction, peu après que des hôtesses et stewards en ont décidé de même. Un avis de « danger grave et imminent » en ce qui concerne la Guinée, la Sierra Leone et le Nigeria « a été déposé » au CHSCT, a affirmé à l’Agence France-Presse François Hamant, du syndicat Alter et membre du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail des pilotes. Il précise que les syndicats de pilotes « ont obtenu l’engagement de la direction que tout navigant, qu’il soit pilote, hôtesse ou steward, ne désirant pas réaliser ce vol puisse le faire sans subir de conséquence de quelque nature que ce soit, financière ou disciplinaire ».

Interrogé par l’Agence France-Presse, Julien Duboz, porte-parole du Spaf, confirme des défections de pilotes, mais n’en connaît pas le nombre ou le pourcentage. « Le planning est fait bien assez tôt » pour que le pilote puisse avertir Air France, estime-t-il. Selon un porte-parole d’Air France, les défections de pilotes sont « rares, il y en a extrêmement peu ».

« Sécurité sanitaire »

Les navigants qui vont vers ces destinations « reviennent convaincus de la nécessité de pouvoir voler en sécurité sanitaire quand ils voient les mesures qui ont été mises en place », indique le porte-parole, qui précise que la principale est « le contrôle de la température à l’aéroport », parce que « la durée d’incubation du virus est très rapide ». « Là où sévissent les foyers d’Ebola, on n’a pas le temps d’arriver à l’aéroport que l’on a déjà de la fièvre. Les personnes qui embarquent et qui n’ont pas de fièvre, on est sûr à 100 %, selon les épidémiologistes et les spécialistes de la maladie, qu’elles n’ont pas été contaminées par le virus », assure-t-il.

Selon lui, « quand on est contaminé, la montée de fièvre se fait dans les heures qui suivent (…) et c’est pour cela que la prise de température est un indicateur extrêmement fiable ». « Il n’y a pas un seul salarié d’Air France – local ou navigant – et pas un seul de nos passagers, qu’il soit d’origine africaine ou européenne, à avoir été contaminé par Ebola », résume le porte-parole.

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