Non seulement la réaction internationale à l’épidémie est «lente» et «dérisoire», d’après la section suisse de Médecins AERZTE OHNE GRENZEN, MEDECINS SANS FRONTIERES, MSF,  HILFSWERK,sans frontières (MSF), mais elle est «irresponsable». La façon dont la communauté internationale gère l’épidémie d’Ebola est «irresponsable», estime Médecins sans frontière

La communauté internationale est «irresponsable» dans sa prise en charge de l’épidémie d’Ebola, estime Médecins sans frontières (MSF) Suisse.

Dans une tribune publiée vendredi 29 août par le journal Le Temps, ses directeurs déplorent le peu d’engagement de la communauté internationale.

Celle-ci «ne se sent pas responsable d’agir dans une région perçue comme dénuée d’intérêt politique ou économique», écrivent Thomas Nierle et Bruno Jochum, respectivement président et directeur général de MSF Suisse. De fait, la gestion d’une crise sanitaire exceptionnelle est laissée à des États «débordés», ou confiée à des organisations privées aux moyens limités.

Et les capacités opérationnelles des Nations Unies se voient continuellement réduites depuis une vingtaine d’années. Un exemple éloquent: l’unité Fièvres hémorragiques de l’OMS à Genève «a été tout simplement supprimée», soulignent les auteurs dans leur prise de position.

Protection civile et médecine militaire

Ainsi, l’épidémie ne pourra être arrêtée qu’avec «l’intervention d’États qui disposent de capacités de réponse aux catastrophes». Ces États doivent intervenir maintenant avec des mesures «décisives», en offrant notamment aux pays touchés des mécanismes de protection civile et des détachements de médecine militaire.

«Les pays développés manquent de perspicacité lorsqu’ils limitent leur réponse à l’arrivée d’un patient infecté sur leur territoire», estiment les responsables de MSF Suisse. Et de rappeler une évidence: empêcher la propagation de cette épidémie implique de porter secours aux patients en Afrique de l’Ouest.

ats/Newsnet

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