Baïlo Téliwel Diallo, Thierno Ousmane Diallo, délégation gouvernement, ministres,  préfet, gouverneur, Lélouma, LabéA Lélouma, le ministre de l’Elevage a mis une poignée de sable dans le couscous du ministre Bailo Téliwel Diallo, mais à vrai dire, la responsabilité de l’embarrement de la mission lui incombe.

Explication. Le vendredi 5 décembre 2014 et les jours qui ont suivi, Lélouma a accueilli à bras ouverts les membres de la délégation venue négocier le retour de la paix entre son préfet Samba Héri Camara et ses administrés.

Vendredi et samedi, malgré le discours cérémonieux, courtois et policé du ministre Bailo Téliwel Diallo, c’est-à-dire du véritable chef de la délégation désigné par le gouvernement de la république, le mouvement social, pourtant prêt à faire des concessions, s’est vu outré par les phrases impolitiques du ministre Thierno Ousmane Diallo qui s’est improvisé maître es-blabla là où la prévenance commandait que les missionnaires de bons offices arrivés de Labé se gardent  de propos dignes de l’ancien duché du Sud-Ouest de la France, De la Gascogne.

Mieux, se refuser de toutes attitudes pouvant heurter les sensibilités locales afin d’obtenir pacifiquement des représentants du mouvement social un terrain d’entente convenable au déroulé de la négociation.

Contre le gré des éminents membres de la délégation conduits en ces lieux par le respectable gouverneur de la région, Sadou Keita connu pour sa pondération et ses heureuses initiatives, le ministre en charge de l’Elevage s’est improvisé maître de la parole. Et cette parole malvenue exercée dans une vanterie inopportune a heurté la sensibilité des notabilités locales dignement représentées aux séances de négociation. Et cette bévue ex cathedra a déteint sur les prédispositions incontestables de la mission gouvernementale.

Voilà, pour qui voudra, les faits tels qu’ils se sont déroulés, en un laps de temps, au bout des phrases malséantes prononcées par ce ministre en charge de l’Elevage !

Toutefois, le bonnet d’âne revient au premier chef au ministre Bailo Téliwel Diallo. C’est à lui qu’incombe la responsabilité de l’échec de cette mission. Car, il a été reçu à l’image d’une pop star dans un stade plein comme un œuf par un public disposé tout à la fois à honorer l’enfant du pays venu éteindre le feu sur ses terres d’origine et prêt à recevoir la communion. Mais, au lieu de s’annoncer au bon moment comme n’étant pas un M’batoula (courtisan en peulh) complément d’effectif, mais le véritable chef de la délégation, le ministre Bailo Téliwel Diallo a laissé son public à la merci d’un m’as-tu-vu chercheur de vedettariat qui s’est emparé de la parole et, sans remuer sept fois sa langue, en a fait mauvais usage.

Que se serait-il passé si la foule brusquée, heurtée, choquée, blessée par les propos incongrues du ministre blablateur avait agi autrement? A chacun son latin.

Diallo Alpha A. (Le Populaire)

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