La grève des enseignants de Guinée, lancée le 6 février 2017 par la Fédération Syndicale Professionnelle de l’Education (FSPE) et  le Syndicat libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG), se poursuit avec la fermeture de tous les instituts, écoles et universités du pays. Après l’échec des négociations avec le premier magistrat du pays, ce mercredi 15 février, Guineematin.com a cherché à comprendre pourquoi le président Alpha Condé n’a pas pu convaincre les leaders syndicaux de lever la grève.

Selon nos informations, de tous les points énumérés par la plateforme revendicative des enseignants grévistes, il y a principalement un qui les intéresse le plus : la valeur monétaire du point d’indice. Hissé à 1030 au temps du Général Lansana Conté, le régime Alpha Condé a fait chuter ce point à 751. Aujourd’hui, au cours des échanges à Sékoutouréya, le président guinéen s’est contenté de parler d’une hausse de 40 pour cent. Mais, le syndicat s’est accroché à son acquis qu’il ne veut surtout pas perdre.

Finalement, avec l’insistance du chef de l’Etat (qui demandait une levée immédiate de la grève pour permettre la réouverture des classes), les leaders syndicaux ont souhaité retrouver la base, leur faire le compte rendu avant toute autre annonce.

Ainsi, les deux parties se quitteront sans compromis, en attendant la rencontre de la Bourse du travail demain, jeudi. En attendant, la grève continue sur tout le territoire guinéen.

A suivre !

De retour de Kaloum, Abdoulaye Oumou Sow pour Guineematin.com