Lors d’une conférence de presse tenue hier, lundi 8 septembre 2014, le ministre de la Justice, garde des sceaux, maître Seick Sakho, a annoncé la couleur de la rentrée judiciaire après plusieurs jours de vacances, a assisté guineematin.comMinistre de la justice, Cheick Sacko

« Les magistrats sont des êtres humains. Ce n’est pas normal qu’ils ne puissent pas aller en vacances comme les autres. Simplement, comme c’est une institution spécifique, ils ne peuvent pas comme ça se lever, aller en vacance. Ce qui fait que dans notre pays, les vacances partaient globalement du mois de mai jusqu’au mois  de novembre, c’est-à-dire, ils prenaient des vacances indifféremment dans cet intervalle. Ce qui n’était pas une bonne chose. On en a discuté au niveau du cabinet et on a décidé d’instituer depuis cette année des vacances judiciaires qui sera fixé du 1er au 31 août de chaque année », a-t-il expliqué aux médias.

Pour ce qui est des vacances de cette année, le ministre de la justice dira que la décision a été déjà mise en application, mais reconnaît l’existence de quelques ratés.

« On n’a pas attendu l’année prochaine pour le faire, on a commencé cette année. Alors, bien évidemment la 1ère année, il y a toujours des ratés, puisque qui dit vacances judiciaires, dit également la continuité du service public de la justice. Les audiences de référer doivent continuer, les audiences d’ordre pénal doivent continuer, certaines procédures ne doivent pas s’arrêter. Il appartient donc aux chefs de juridictions d’organiser ces vacations pour qu’il y ait cette continuité du service public »

Pour ce qui est des conséquences liées à cette vacance des magistrats, le ministre Cheick Sackho, souligne que cette conséquence signifie tout d’abord le ralentissement, c’est –à-dire qu’il n’y aura pas d’audience de fonds assez important et surtout pas de dossier assez conflictuels, assez contentieux puisque ça arrive dans tous les pays du monde.

Pour ce qui est du menu de la rentrée judiciaire de cette année, le garde des sceaux ajoute qu’elle sera ponctuée par divers discours : « Un magistrat fera un discours sur un thème défini à l’avance  et ensuite suivra celui du 1er Président de la Cour Suprême, puis le bâtonnier  dans le cas d’espèce etc. », conclut-il.

Mamadou Alpha Baldé

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