Les universités guinéennes ont officiellement rouvert leurs portes le 16 octobre dernier. Mais, le boycott du collectif des enseignant-assistants et attachés de recherches de donner les cours continuent de perturber le début du programme universitaire dans les universités publiques. C’est du moins le constat d’un reporter de Guineematin.com qui a fait un tour à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry hier, jeudi 19 octobre 2017.

Comme on le sait, les enseignant-assistants et attachés de recherches ont décidé de bouder les salles de classes jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Celles de bénéficier des mêmes avantages que ceux accordés par le Département aux Maîtres assistants, Maîtres de Conférences et Professeurs, respectivement des primes de 6 millions, de 8 millions et de 10 millions de francs guinéens. Aujourd’hui, cette grève impacte négativement le déroulement des cours à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGAN-C), a-t-on appris sur place.

Selon Camara Mohamed Assétou, étudiant en Licence1, Département physique à l’UGAN-C, rencontré devant sa salle de classe, il n’y a toujours pas de professeurs pour eux. « Aujourd’hui, on devait avoir cours à 13 heures. Mais, comme hier, nous n’avons pas de professeur. Hier, nous avions la Chimie minérale et la Mécanique, le professeur n’était pas venu et on s’est retourné à la maison. Ces absences nous fatiguent parce qu’on quitte loin pour être là. Personnellement, je quitte Kaporo pour venir ici », s’est plaint cet étudiant qui demande aux autorités de l’enseignement supérieur de trouver une solution à ce problème.

De son côté Elisabeth Niama Koivogui, étudiante en 2ème année Biochimie, a dit n’avoir pas pu suivre les cours depuis le début de la semaine, faute d’enseignants. « Nous avons des professeurs ; mais, ils ne viennent pas ! Depuis le début de la semaine, je viens tous les jours. Mais, pas de professeurs, alors que je quitte à Dubréka pour venir ici. Chaque fois je paye mon transport inutilement, ça me fais très mal. Pour l’aller et le retour, je dépense au moins 20 mille francs guinéens sans suivre mes cours…».

Pour sa part, Alpha Issiaga Dallo, étudiant en licence 4, Télécommunication, contrairement à ses prédécesseurs, dénonce le faible niveau des formateurs. « Ce que je peux dire, c’est que nous avons des enseignants qui ne sont pas à la hauteur. Ils viennent juste pour nous vendre des brochures, il n’y a aucune explication après… », a-t-il fustigé.

A rappeler que nous avons tenté de rencontrer le Recteur de l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, sans succès. Après plus de deux heures d’attente, on nous expliquera que le patron ne pourra pas nous recevoir et qu’il n’y a personne d’autre pour répondre à nos questions.

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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