ListeFermer les plages n’est pas solution aux drames lors des spectacles ! C’est, très malheureusement, la décision que les autorités guinéennes ont prise lors des drames de Lambandji en janvier et de Taouyah ce mois de juillet. 

La population guinéenne, majoritairement constitué de jeunes  filles et garçons, qui ont un besoin naturel de se distraire et se divertir. Aujourd’hui, le palais du peuple est le seul endroit habilité à abriter un spectacle qui mobilise des dizaines de milliers de jeunes gens. Mais, cet endroit est ci seul et utilisé que personne n’a plus envie d’assister à un spectacle qui y est organisé. Dans le passé,  il y avait d’autres lieux comme la salle du cinéma liberté et le stade du 28 septembre. Mais, ces lieux sont ce qu’ils sont aujourd’hui. La salle du cinéma liberté étroite pour une population de jeune qui croît tous les toujours ; le stade du 28 sept souillé par le massacre du 28 sept 2009.

Le jeune, c’est le nouveau et le beau, ils  ont besoin de se comparer aux jeunes d’autres pays comme  le Sénégal qu’ils voient faire beaucoup de chose sur les berges de Dakar et ailleurs. C’est donc pour toutes ces raisons qu’ils ont une certaine attirance pour les plages et tout ce s’y organise.  Malheureusement, toutes les plages de Conakry sont étroites et très mal aménagées.

Le divertissement est un besoin naturel chez tout jeune physiquement et mentalement saint. Si on se demande qui a ordonné la réouverture des plages, c’est parce que les fermer n’est pas la solution aux problèmes, fermer les plages ressemble à priver les jeunes de leur droit au divertissement.
Pour nous les solutions sont les suivantes :

  1. Faire la promotion de la culture en construisant et en aménageant des lieux de distraction modernes, capables de recevoir un nombre important de spectateurs ;
  2. Règlementer l’accès à ces lieux par une législation. Qu’un enfant de moins de 16 ans n’ai pas accès à une boite de nuit, une plage ou tout lieu de distraction ;
  3. Responsabiliser les parents et juger ceux qui laissent les enfants de bas âges aller aux spectacles, pour cela commencer par ceux des victimes du drame de Taouyah qui ont moins de 16ans ;
  4. Interdire la consommation par les jeunes de moins de 18ans la consommation des stupéfiants (boissons alcoolisées, cigarettes, chanvre indien etc.). 

Mamadou Cellou Diallo

Enseignant et secrétaire administratif de la fédération de Ratoma 1 de l’UFDG

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