villagoisesLa commune rurale de Fello Koundouwa (préfecture de Tougué) manque de tout : eau, routes, écoles, postes de santé. Depuis février dernier, les citoyens n’ont pas d’eau potable. Ils se partagent les quelque rares points d’eau existants avec les animaux. Pendant que du bétail périt, par manque d’eau, des citoyens émigrent vers la République du Mali…

Située à 150 km de la ville de Tougué, à la frontière guinéo-malienne, au Nord-Ouest de ladite ville, la sous-préfecture de Fello Koundouwa est une localité à vocation agropastorale où tout manque, sauf la pauvreté !

A en croire au président du district de Ndiré-Yanguéya, localité située à 115 km de Fello Koundouwa centre, les populations sont confrontées à un manque d’eau potable depuis février dernier. C’est pourquoi au mois d’avril dernier, dans une lettre adressée à la radio locale de Tougué, il n’avait pas manqué de souligner les difficultés auxquelles sont confrontés les citoyens de la localité. Il cite entre autres, le manque d’eau, de routes, d’écoles, de postes de santé, etc.

Parlant du manque d’eau, le président du district affirme que du mois de février au mois de juin, animaux sauvages et populations partagent les eaux stagnantes des marigots qui sont parfois situées à 10 Km de leur village.

Il est à signaler que pour toute la sous-préfecture, il n’y a qu’un seul forage situé à Fello Koundouwa centre. C’est pourquoi, en fin avril dernier, lors de la dernière visite du gouverneur de la région de Labé, les populations n’avaient pas manqué d’exprimer leur amertume face aux différents régimes qui accusent au passage d’ignorer leur existence.

Prenant la parole à cette grande occasion, le porte-parole des citoyens avait tout d’abord rappelé que chaque année, ils enregistrent de pertes énormes du bétail et un déplacement massif des populations vers le Mali voisin où il ferait mieux vivre, avant de fustiger le comportement des dirigeants qui, chaque fois qu’il y a une élection, viennent leur dire de voter pour eux en leur faisant des fausses promesses qui n’ont jamais vu le jour…

Enfin, parmi les idées qui émergent, il y a surtout cette propension à émigrer vers le Mali, en adoptant carrément la nationalité malienne…

Mamadou Adama Baldé, correspondant de guineematin.com à Tougué

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