MadinaA la veille de la fête du Ramadan qui correspond à la fête de l’Aïd al-fitr (probablement le lundi 28 ou le mardi 29 juillet prochain), les préparatifs ont déjà commencé. Et, pour les femmes et les enfants, l’habillement ne peut en marge de la fête. Pour vous tester les prix et vous aider dans vos préparatifs, Guineematin.com était ce mercredi 23 juillet 2014 au marché Madina, le plus grand de la République pour vous …

Le marché de Madina, situé dans la commune de Matam, vibre au rythme des préparatifs de la fête de Ramadan. En raison de la situation économique dans la plus part des familles, l’affluence des clients devant les boutiques et magasins est moins fréquente.

Généralement, les femmes ont comme souci majeur de paraître belles le jour de la fête. Pourtant, plusieurs femmes rencontrées par Guineematin.com, ce mercredi 23 juillet 2014 avouent être dans l’obligation de s’abstenir cette année, à cause des prix au dessus de leurs bourses.

Rencontrée dans le marché Madina-Niger, Saran Camara, mère de famille s’apitoie sur son sort : « J’ai fait des économies durant un mois, juste pour avoir des nouveaux habilles pour mes enfants et moi. Mais, je viens de me rendre compte que ce rêve n’est qu’illusion ! J’ai sillonnée tout le marché sans trouver  des habilles à moindre cout. Le prix qu’on me dit est trop élevé par rapport à ce que je détiens. Avant, le complet d’un Bazin de la première qualité se négociait entre 600 à 650 000 GNF. Mais, cette année, c’est entre 700 à 750 000 GNF. La 2ème qualité est de 300 à  400 000 GNF. Les chaussures, on n’en parle pas. Mon mari ne travaille pas, j’ai des enfants ; franchement, c’est chère », fait observer madame Sylla au micro de Guineematin.com

Finalement, Saran Camara sera contrainte de prendre la décision d’acheter uniquement pour les enfants, disant qu’elle peut rester sans nouveaux habits, mais pas les enfants, le jour de la fête…

Pour sa part, Aissatou Bah, également rencontrée par Guineematin.com ce matin au marché Madina nous annoncera avoir été tellement désillusionnée qu’elle décidera d’abandonner tout achat pour aller renouveler les anciens complets qu’elle détient à la maison : « J’ai un tapeur de Bazin dans mon quartier, je me retourne à la maison pour renouveler mon complet de l’année passée. C’est ma seule solution ».

Fatou Camara, commerçante de son état a déploré la rareté des clients devant sa boutique, mais s’en remet à Dieu : « Cette année n’est pas comme les autres, je peux faire  toute une journée sans un seul client. Ma boutique est remplie de marchandise, mais je n’enregistre que très peu de vente…» dit elle à Guineematin.com

Assise devant sa boutique, Fatou Camara se défend d’être à la base de la hausse des prix et tente donner une explication : « Ce n’est pas de ma faute, si les prix sont élevés ; car, ce n’est pas moi qui fabrique ces Bazins. J’importe ces marchandises de Bamako (ndlr : République du Mali) et je fais un petit ajustement pour avoir une petite recette »

Plusieurs vendeurs et commerçants rencontrés par Guineematin.com se plaignent, eux-aussi, d’un dédouanement qui coûte cher et le manque d’implication de l’Etat pour faciliter l’importation dans notre pays.

De retour de Madina, Aissatou Diallo pour Guineematin.com 

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