HabitsA la veille de la fête du Ramadan, les ateliers de couture sont envahis par plusieurs clients, notamment les femmes qui déposent leurs habits dans les différents ateliers de couture de leurs choix.

Avec le volume du travail qu’ils ont, les tailleurs n’arrivent parfois pas à satisfaire le désir de certains clients qui tiennent à recevoir leurs habits avant la fête. Cet état de fait révolte certains clients au point que des injures et coups de points s’en suivent dans certains cas.

A l’atelier de couture de Mouctar Diallo situé à Bambeto, Fatoumata Diallo commence déjà à désespérer : « J’ai envoyé mes habits depuis maintenant 3 semaines et jusqu’à présent, je n’arrive pas à les récupérer. Je n’ai pas les moyens de m’acheter un bazin prêt à porter, c’est pour cela que j’ai acheté un que j’ai envoyé pour faire coudre. Mais, le tailleur m’a programmé plusieurs fois sans succès et la fête est pour bientôt », expliquait cette dame à Guineematin.com, ajoutant être décidée à attendre que la couture finisse et de reprendre son complet avant de rentrer.

Avec l’intervention des uns et autres, Fatoumata a finalement accepté d’attendre jusqu’au lendemain, mais avec une condition : « Si demain, ce tailleur me  »roule » encore, j’appellerais la police. Et, je réclamerais mon tissu et mon argent chercher la police», a-t-elle menacé. 

Selon plusieurs témoins, beaucoup de tailleurs ont cette habitude à l’approche des fêtes, prenant les habits de plusieurs clientes à la fois, ils finissent par avoir du mal à pouvoir finir tout à temps. Or, les multiples va et vient finissent par énerver les clients. Et, bonjour les disputes.

Selon Mouctar Diallo, tailleur de son état, certaines clientes n’envoient pas leurs habits à temps et elles veulent toujours les récupérer avant la fête : « Quand c’est une période de fête, je conseille à toutes les clientes d’envoyer leurs habits à temps. Nous avons des habits ici qui sont arrivés avant la fête, donc nous avons beaucoup de travail.  Il y a certaines clientes qui sont trop difficiles, certaines même arrivent à nous insulter père et mère. Mais, nous ne pouvons rien contre, ainsi va la vie », se lamente-t-il à Guineematin.com

A en croire un commerçant voisin, qui a son magasin juste en face de cet atelier, le maître tailleur, Mouctar Diallo, a souvent l’habitude d’avoir ces genres de problème : « Hier, c’est une autre femme, avec des cris, qui était venue récupérer ses habits. Il a fallut qu’il se cache d’elle pour se sauver, car cette femme était venue avec plusieurs jeunes. Il prend beaucoup d’habits et d’argent avec les clients, sans finir à temps… » 

Aissatou Diallo

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