En depuis des consignes données par les différents bureaux des syndicats de moto-taxi pour le respect de la grève générale perlée de trois jours, déclenchée par l’inter-centrale syndicale CNTG-USTG pour protester contre la hausse du prix du carburant à la pompe, certains conducteurs de moto-taxis continuent de travailler en cachette. Une pratique fortement dénoncée par Algassimou Barry, le secrétaire général adjoint du syndicat (CNTG) des taxi-moto de Mamou, rapporte un des correspondants de Guineematin.com dans la ville carrefour.

« Chez nous ici, la grève continue. Nous sommes derrière les syndicalistes, parce que la grève là c’est pour tout le monde. Et, j’invite tous les taxi-motos à rester derrière nous. Il y a des gens qui travaillaient hier, c’est pourquoi nous avons fait sortir aujourd’hui des équipes de surveillance pour réprimer ceux qui travaillent », a indiqué ce Mercredi, Algassimou Barry, le secrétaire général adjoint du syndicat (CNTG) des taxi-motos de Mamou.

« Ceux qui refusent de respecter la loi, quand on les arrête, pour une première fois, on les fait garer jusqu’à 18 heures. Si le lendemain on les arrête, on envoie leurs motos à la police. Elles restent là-bas pendant trois jours. Après, ils viennent à notre bureau pour payer une amande de 15 000 GNF », a expliqué Algassimou Barry.

Concernant cette mesure, le constat révèle que les consignes du bureau du syndicat des taxi-motos sont souvent violées par les équipes de surveillance déployées sur le terrain. Au lieu d’envoyer les motos arrêtées au niveau de leur bureau, certains surveillants prennent de l’argent (5000 GNF ou 10 000 GNF) des mains des conducteurs de moto-taxis comme  »levée de barrage ».

Mais, pour le secrétaire général adjoint du syndicat (CNTG) des taxi-motos de Mamou, il n’y a pas de différence entre les conducteurs de moto-taxis. « On traite tout le monde au même pied d’égalité. Mais, quand même, certains m’ont expliqué qu’il y a des surveillants qui font des arrangements sur le terrain. C’est pourquoi, j’ai envoyé une équipe qui va contrôler les surveillants. Si on prend quelqu’un en train de faire des arrangements, on va le sanctionner. Non seulement il sera éliminé, mais aussi on va lui retirer son gilet… », a tranché Algassimou Barry.

S’agissant des difficultés rencontrées par ses hommes, notre interlocuteur évoque le cas  »des groupes non identifiés » qui travailleraient sur le terrain. « Même hier, on a eu un problème. Il y avait un groupe non identifié par le bureau qui travaillait sur la route de Dalaba. Un des jeunes de ce groupe a brigandé une femme. Il a pris son téléphone et une somme d’argent. Quand on m’a informé, j’ai dépêché une équipe qui est allée arrêter le jeune. On l’a conduit à la gendarmerie où il a été libéré suite à des plaidoiries. Mais, quand même, la femme avait récupéré son téléphone et son argent », a expliqué le secrétaire général adjoint du syndicat (CNTG) des taxi-motos de Mamou.

À suivre !

De Mamou, Keïta Mamadou Baïlo pour Guineematin.com

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