La deuxième journée de la grève lancée par l’inter centrale CNTG/USTG contre l’augmentation unilatérale du prix du carburant par le Gouvernement guinéen a été suivie ce jeudi, 5 juillet 2018, dans la haute banlieue de Conakry. Contrairement à la journée d’hier, de nombreux endroits ont été barricadés aujourd’hui par des grévistes dans la zone de Sonfonia, commune de Ratoma, a constaté un reporter de Guineematin.com qui était sur place.

La grève syndicale, déclenchée pour protester contre la hausse unilatérale du prix du carburant à la pompe (de huit à dix mille francs guinéens par litre), a affecté le quartier Sonfonia ce jeudi. Les coins et recoins du quartier ont été bloqués par des manifestants.

Les barricades érigées sur les lieux ont nettement affecté la circulation routière. Les routes sont bloquées par des gros cailloux et des morceaux de bois. Il n’y a pas d’affrontements entre jeunes et forces de l’ordre. Par contre, des échauffourées ont opposé jeunes et chauffeurs de taxis. Toute chose qui a perturbé la circulation sur les tronçons Sonfonia gare-Enta, T7 -Tombolia et T7- Lambanyi.

C’est seulement les conducteurs de mototaxis qui ont pu circuler normalement pour cette journée. Selon un d’entre eux, qui a requis l’anonymat, « c’est une opportunité pour nous de profiter pour gagner plus d’argent ».

Cette paralysie de la circulation n’arrange pas du tout les citoyens. C’est le cas de Hawa Camara, étudiante de son état, rencontrée à la T7 : « je quitte l’université pour mes relevés de notes. A mon retour, j’ai n’ai pas trouvé de voiture sauf les motos taxi qui sont très chères. De l’université Sonfonia jusqu’à la T7 ici, j’ai payé 5 000 GNF. Si non, en temps normal, je payais 1 000 FG ou 1 500 francs guinéens. Et, je veux rentrer à la Cimenterie mais les conducteurs m’ont dit que c’est 10.000 GNF. C’est décevant. Il faut que les syndicalistes et le gouvernement s’entendent », souhaite-t-elle.

Mohamed Doré pour Guineematin.com

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