La grève des enseignants, déclenchée il y a plus de 10 jours par « les dissidents » du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée), paralyse les écoles tant à Conakry qu’à l’intérieur du pays. Dans la préfecture de Coyah, les cours sont aux arrêts depuis bientôt une semaine, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché sur place ce vendredi, 24 novembre 2017.

La préfecture de Coyah a également fait les frais de la grève des enseignants, à l’appel d’Aboubacar Soumah, un des vice-présidents du SLECG. Dans un entretien accordé à un de nos reporters, monsieur Mamadou Hady Diallo, chef de la section enseignement fondamental à la Direction Préfectoral de l’Education (DPE) de Coyah, les cours sont perturbés depuis le lundi. « C’est à peu près une sorte de gangrène de Conakry qui est venue jusqu’au niveau de Coyah. C’est cette mésentente ente les syndicalistes qui est à la base de cette situation. Ici à Coyah, pour la première semaine, beaucoup d’écoles ont travaillé. Par la suite, certaines écoles au niveau du secondaire ayant été abandonnées par les professeurs qui observent le mot d’ordre de grève, des élèves sont sortis pour débaucher tous les autres qui étaient dans les écoles, ils les ont lapidés. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui personne n’est à l’école », a expliqué monsieur Diallo.

Devant le vide créé par les enseignants et par crainte de débordements « on a préféré dire aux gens, quand il y a des scènes de violence, de ne pas recevoir les enfants, de libérer ceux qui arrivent en attendant qu’il y ait une accalmie.

Donc, cette semaine-là, il n’y a pas eu cours. Parce qu’à certains endroits, comme à Countiya, il y avait des scènes de violence », a dit le chef de section enseignement fondamental à la DPE de Coyah.

Pour un retour à la normale, Mamadou Hady Diallo estime que « les responsables aux différents niveaux doivent se chercher à se comprendre en vue de lever la grève ».

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tél. : 628 17 99 17

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