La grève déclenchée par le groupe d’Aboubacar Soumah au nom du SLECG (Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée) continue de paralyser de nombreuses écoles. A Coyah, le collège Plateau et le lycée Fily n’enregistrent ni élèves ni enseignants. Une situation qui crée un sentiment d’inquiétude chez les élèves, notamment ceux qui doivent affronter les examens nationaux pour la session 2018, a appris un reporter que Guineematin.com a dépêché à Coyah.

Le collège Plateau, situé à une dizaine de mètres du siège de la préfecture de Coyah, a portes et fenêtres fermées ce vendredi 24 novembre 2017, a-t-on constaté, aux environs de 10 heures 50. C’est plutôt une partie de football qui se joue entre collégiens qui ne semblent pas se soucies de cet arrêt des cours. La direction est fermée et pas l’ombre d’un responsable.

C’est le même constat au lycée Fily, situé à la sortie de la ville, sur la route de Kouriya. L’école est fermée aux environs de 11h 35. Joint au téléphone, le proviseur dudit lycée a confié à note reporter que les cours sont perturbés. « Depuis le lundi dernier, il n’y a pas eu cours dans mon école à cause de la grève des enseignants », a lancé laconiquement monsieur Bouna Kouyaté.

Un candidat au baccalauréat, rencontré au centre ville, n’a pas caché son inquiétude. Pour Cheick Dousouba Camara, élève en Terminales Sciences Expérimentales, au lycée Fily, « cette grève nous inquiète vraiment. Vous vous souvenez des résultats du baccalauréat de l’année dernière. L’année-là aussi, ça recommence. Depuis lundi on n’a pas fait cours. On a vraiment peur », reconnait-il.

Selon Cheick Dousouba Camara, le gouvernement doit « chercher à satisfaire les revendications des enseignants. Il faut augmenter leurs salaires parce que si les profs sont mal payés, ça va retomber sur la formation des élèves. Donc, il faut trouver une solution à ça, le plus rapidement possible », préconise le jeune homme.

Alpha Mamadou Diallo pour Guineematin.com

Tel 628 17 99 17

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