La journée de ce jeudi 22 février 2018 a été marquée par la fermeture de toutes les écoles publiques et privées de la commune urbaine de Kankan. Mais aussi les écoles professionnelles (Ho-Chi-min et Bordo), l’école normale des instituteurs (ENI) et l’école de la santé. Seule l’Université Julius Nyerere de Kankan (UNJK) a fait cours ce jeudi dans la commune urbaine de Kankan, a constaté le correspondant de Guineematin.com dans la préfecture.

Les enseignants de Kankan ont bien mis du temps, mais ils ont fini par répondre à l’appel d’Aboubacar Soumah et ses compagnons de lutte. Au lendemain de l’entrée de la ville dans le mouvement qui a été marquée par une importante manifestation d’élèves mercredi, toutes les écoles de la commune urbaine sont restées fermées ce jeudi.

Du Lycée Morifindjan d’où est partie cette grève à Kankan, à l’école primaire Karamo Dabadou, en passant par les écoles 03 avril, Almamy Samory Touré, Alpha Yaya Diallo et Marien N’Gouaby, les professeurs, élèves et même les encadreurs ont brillé par leur absence. Partout dans ces écoles, un silence de cimetière régnait. Même les écoles privées 2MS, Cosnak, Emmanuel et Lac-Léman, non concernées par cette grève, ont dû fermer portes et fenêtres par crainte d’être victimes d’agression de la part des élèves des écoles publiques.

Ce vent de peur et de méfiance n’a pas épargné également l’enseignement technique et professionnel à Kankan. Les centres de formation professionnelle d’Ho-Chi-min et Bordo sont restés fermés ce jeudi, de même que l’école de la santé et l’école normale des instituteurs (ENI).

Avec cette allure, les populations de Nabaya redoutent une nouvelle descente des élèves dans les rues dans les jours, si une solution n’est pas rapidement trouvée à cette crise qui secoue le secteur éducatif guinéen.

De Kankan, Abdoulaye N’koya Sylla pour Guineematin.com

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