Ouverture ce mercredi 29 mars 2017, dans un réceptif hôtelier de la capitale, des travaux de l’atelier de concertation multi-acteurs sur la gouvernance en Guinée. Organisé par la cellule Balai Citoyen, en partenariat avec le PASOC (Programme d’Appui à la Société Civile) avec un financement de l’Union européenne, l’objectif de cet atelier (qui regroupe l’ensemble des acteurs socioprofessionnels de notre pays) est de contribuer à l’amélioration de la qualité de la gestion publique à travers le renforcement et l’amélioration du contrôle citoyen de l’action publique, rapporte un journaliste de Guineematin.com qui est sur place.

Dans son discours d’ouverture, le président du Balai Citoyen, Sékou Koundouno, citant quelques indicateurs élaborés par le PNUD et l’indice « Mo Ibrahim » s’est dit préoccupé du seuil de pauvreté monétaire et multidimensionnel dans lesquels les populations guinéennes sont plongées, ce en dépit des nombreuses richesses auxquelles dame nature a doté la Guinée.

Malgré les réformes macro-économiques de la troisième République, le constat est toujours insatisfaisant, a rappelé monsieur Koundouno, parlant notamment des marchés gré à gré, des surfacturations, des détournements des deniers publics, du blanchiment d’argent, d’impunité et du clientélisme.

Face aux multiples défis de gouvernance susceptibles d’impacter sur la stabilité du pays, Sékou Koundouno dit espérer que des mesures courageuses et innovantes seront prises par les gouvernements, indiquant que la société civile dont la mission est de veiller et faire des propositions a un important rôle à y jouer.

Abondant dans le même sens que son prédécesseur, Abacar N’Diaye, régisseur et chef d’équipe du PASOC, a d’abord rappelé que objectif de l’institution qu’il représente est d’appuyer le repositionnement de la société civile guinéenne. Et, selon lui, ce repositionnement passe nécessairement par la prise en charge de certaines problématiques et certains enjeux qui interpellent la société guinéenne, la population et les autorités guinéennes.

« Quand nous interrogeons les différents indicateurs pour la plupart du temps qui sont des indicateurs composés sur la gouvernance, comme l’indice de perception sur la corruption, comme la fondation Mo Ibrahim et certains autres indicateurs, on s’aperçoit que la position de ce pays que nous aimons tant n’est pas très reluisante. La gouvernance n’est pas que les élections, la gouvernance aussi en mon sens, c’est la gestion au quotidien des populations et des citoyens… », a rappelé monsieur Ndiaye.

Enfin, le représentant du ministre conseiller à la présidence de la République chargé des relations avec les institutions de la République a salué la tenue de cet atelier. Selon monsieur Magassouba « l’Etat est obligé de tenir compte des différentes recommandations qui sont faites par la société civile pour pouvoir améliorer son image de marque non seulement au niveau national et international ; car, l’Etat n’aimerait pas être toujours au dernier du classement. Donc, à ce titre, je pense que l’Etat en tiendra compte ».

À rappeler que cette cérémonie d’ouverture a été marquée par la signature symbolique de trois contrats de subvention à trois groupes d’organisations de la société civile faîtières d’un montant de 367 millions 830 francs guinéens.

A suivre !

Ibrahima Sory Diallo pour Guineematin.com

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