imageLe marché de Matoto est un grand centre de stock qui reçoit et qui ravitaille quotidiennement les cinq communes de la capitale guinéenne en denrées alimentaires et autres produits locaux venus de l’intérieur du pays. Mais, ce marché reste de nos jours confronté à d’énormes difficultés dont l’occupation anarchique et surtout la gestion d’énormes quantités d’ordures qu’il produit. Guineematin.com y a fait un tour pour échanger avec les principaux acteurs de ce marché, notamment les vendeuses et l’administration du marché.

Des femmes étalagistes rencontrées sur place disent à Guineematin.com leur frustration de côtoyer continuellement les immondices, alors qu’elles paient des taxes justement pour rendre leur lieu de travail propre. Elle se demandent désormais à quoi servent alors les taxes qu’elles paient au bureau du marché.

Interrogé par Guineematin.com, Moussa Keita, Administrateur du marché de Matoto Parc, estime d’abord important de préciser la différence et les affectations des deux types de taxes (fiscales et non fiscales) payées par les marchands : « les taxes fiscales sont déterminées par les services des impôts et les taxes non fiscales sont décidées par la commune », a indiqué monsieur Kéita.

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À en croire l’administrateur du marché, contrairement à ce que pensent bon nombre de personnes, les taxes sont gérées à bon escient : « Les droits de salubrité reviennent à la PME chargée de la propreté du marché et la location des stands payée mensuellement, ainsi que le droit du marché sont utilisés pour le fonctionnement de la commune ».

D’ailleurs, Moussa Kéita se félicite de l’existence dans le marché dont il a la charge d’administrer d’une PME en charge du nettoyage quotidien et de la collecte des ordures au niveau de l’arrêt de bus, en bordure de route.

Justement, pourquoi entasser les ordures à l’arrêt de bus ? L’administrateur du marché de Matoto explique à Guineematin.com que le transfert de ces ordures revient au SPTD qui relève du gouvernorat de la ville de Conakry. « S’il y a une montagne d’ordures à ce niveau, la responsabilité est du service de SPTD. Nous nous relevons de la commune et nous pensons avoir joué notre rôle en amont », se défend Moussa Kéita.

Pour remédier à l’entassement récurant des ordures pour une longue durée qui donne une très mauvaise image du marché, l’administrateur de Matoto souhaite qu’il soit mis à sa disposition au moins cinq bacs à ordures que le SPTD viendrait récupérer tous les trois jours.

Mais, avant, les tas d’immondices, eaux usées et étalagistes à condiments que vous raffolez certainement continuent à cohabiter encore au Marché de Matoto avec tous les risques que cela peut engendrer…

Par ailleurs, la saison des pluies favorisant l’émergence de maladies diarrhéique y compris le choléra. Le danger est donc imminent…

Issagha BAKAYOKO

Quelques images du marché Matoto :

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