Sauf changement de dernière minute, la rentrée universitaire 2017-2018 aura lieu le lundi, 16 octobre 2017. Dans les institutions d’enseignement supérieur, les responsables mettent les bouchées doubles pour une rentrée réussie. C’est le cas de l’Institut Universitaire des Hautes Etudes de Guinée (IUHEG), sis au quartier Soumanbossia, dans la commune de Ratoma.

Rencontré dans la journée du mardi, 10 octobre 2017,  par un reporter de Guineematin.com, le fondateur de cet institut, Elhadj Diouma Bah, a décliné l’agenda de son université. « Comme d’habitude, nous avons convoqué le conseil d’université. A l’issu de ce conseil, les emplois du temps vont être élaborés au niveau de chaque département et les activités proprement dites vont être lancées à partir du lundi pour les anciens étudiants. Pour les nouveaux, le samedi, 14 octobre 2017, on va essayer de faire le constat pour voir le nombre d’inscrits par programme. En fonction des groupes pédagogiques qui seront retenus, nous allons élaborer les emplois du temps et démarrer les activités comme prévu, le lundi 16 octobre 2017 », a-t-il annoncé.

La décision de l’Etat de n’est pas orienté les bacheliers cette année dans les universités privées, ne semble pas ébranler Elhadj Diouma Bah qui a précisé que son institut universitaire reçoit actuellement beaucoup de sollicitations. « 87% des admis du bac ont été orientés à l’intérieur du pays. Pour la plupart des cas dans des filières qui n’ont pas été le choix des étudiants. Nous recevons beaucoup d’appels et beaucoup d’étudiants viennent prendre les renseignements. Nous espérons que beaucoup d’entre eux viendront s’inscrire dans les universités privées, particulièrement à l’IUHEG. Nous garantissons à leurs familles, à leurs parents que nous allons mettre tous les efforts nécessaires pour assurer une formation de qualité à ces étudiants.»

Selon ce fondateur d’université, il n’y a aucune raison que l’Etat ne considère pas le diplôme qu’auront les étudiants vont quitter le public au profit des universités privées. « Pourquoi l’Etat refuserait de reconnaître leurs diplômes… Ça n’a pas de sens. Une université reconnue qui dispose de son agrément d’ouverture, de fonctionnement, qui a reçu pendant des années des bacheliers légalement orientés et inscrits par le gouvernement, pour lesquels le gouvernement paye des frais de scolarité ; des universités qui ont des relations de partenariat avec des universités étrangères qui, pour certains cas, sont admis dans certaines structures internationales de reconnaissance et de validation des programmes, pourquoi l’Etat ne reconnaîtrait pas les diplômes délivrés par ces universités. Ça n’a pas de sens. Nous avons des étudiants qui ne sont pas des guinéens qui sont inscrits dans certaines universités privées mais qui viennent d’ailleurs. Je ne vois pas en quoi on ne reconnaîtrait pas un diplôme d’autant plus que le ministère a délivré l’autorisation à ces universités d’exercer », dit-il avec insistance.

Pour satisfaire la demande des étudiants, le fondateur de l’IUHEG a cité plusieurs filières dont dispose son université. « Nous avons plusieurs filières. Des sciences techniques aux sciences de l’économie ; des lettres modernes en passant par la sociologie. Nous développons beaucoup de filières : le génie civil, le génie industriel, la maintenance, la géologie et mines, le génie informatique ;… C’est toute une série de programme créée par le gouvernement qui est dispensée dans notre université », a-t-il cité entre autres.

Aux dires d’Elhadj Diouma Bah, à l’IUHEG, les prix varient en fonction des filières. « Le prix varie entre 3 à 10 millions de francs guinéens. Ça dépend de l’option choisie par l’étudiant.»

Par ailleurs, Elhadj Diouma Bah garantie aux nouveaux bacheliers une formation de qualité. « Aux nouveaux bacheliers, nous leurs garantissons que l’Institut Universitaire des Hautes Etudes de Guinée (IUHEG) fait partir des meilleures universités de la Guinée et de la sous-région. Pour illustration, notre université a participé à un concours sous régional dénommé la ‘‘Voix des jeunes’’. Nous avons remporté le premier prix devant le Sénégal et la Côte d’Ivoire. Nos étudiants qui ont participé au concours ont bénéficié des bourses. Ils doivent aller en France en janvier 2018 », a-t-il annoncé.

En fin, Elhadj Diouma Bah s’est dit engagé à servir son pays dans le « respect des normes et procédures » afin d’offrir aux jeunes la possibilité de se former au même titre que ceux de la sous-région et du reste du monde.

Mamadou Alpha Assia Baldé pour Guineematin.com

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