Les activités économiques, particulièrement le commerce, ont été fortement paralysées mercredi et jeudi à Conakry et dans certaines régions de l’intérieur. Cela, en raison de l’appel du GOHA, demandant l’observation de deux journées sans activités économiques, pour dénoncer l’insécurité qui entoure le monde des affaires en Guinée.

De nombreux commerçants ont fermé leurs boutiques et magasins pour répondre à l’appel de l’organisation dont ils sont membres, a constaté Guineematin.com à travers ses reporters à Conakry et ses correspondants à l’intérieur du pays.

C’est suite aux pillages de nombreux commerces à l’occasion des manifestations politiques enregistrées ces dernières années à Conakry, mais aussi les cas d’enlèvements de commerçants dont le dernier en date est celui d’Elhadj Doura, kidnapé début décembre 2017 et jusque-là non retrouvé, que le groupe organisé des hommes d’affaires, a appelé ses membres à observer deux journées sans activités économiques les 14 et 15 mars 2018 dans tout le pays. Une façon pour le GOHA, de protester contre cette insécurité et d’exiger l’indemnisation des commerces victimes de pillages comme prévu dans les accords politiques passés.

A Conakry, cet appel de l’organisation a été largement suivi par ses membres. Les commerces sont restés quasiment tous fermés mercredi et jeudi dans la capitale. Même cas de figure à Coyah, Dubréka, Boké, Kamsar, Sangarédi, Koundara, Forécariah, Kindia, Mamou, Labé, Pita et Dalaba, où la plupart des boutiques et magasins sont restés également fermés durant ces deux jours. Le mot d’ordre du groupe organisé des hommes d’affaires a été suivi aussi par endroits dans les régions de la Haute Guinée et de la Guinée Forestière, avec une ampleur moins importante que celle constatée en en Basse et en moyenne Guinée, ainsi que dans la zone spéciale de Conakry. Ce qui s’expliquerait selon nos informations, par le fait qu’il n’y a pas eu suffisamment de communication autour de ce mouvement dans ces deux régions.

Ces deux journées sans activités économiques, constituent la première action du GOHA dans son combat contre l’insécurité et pour l’indemnisation des commerçants victimes de pillages de leurs boutiques. Si ce message ne passe auprès des autorités, l’organisation annonce d’autres actions d’une plus grande envergure à venir pour se faire entendre.

Alpha pour Guineematin.com

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