Depuis le début des vacances, beaucoup d’élèves ont rangé leurs tenues, cahiers et stylos pour se lancer dans des activités génératrices de revenus, notamment le commerce. Partout dans les marchés et les rues de la ville, on voit des écoliers qui vendent toutes sortes d’articles. Une façon pour eux de préparer la prochaine rentrée scolaire, rapporte le correspondant de Guineematin.com sur place.

Des sachets d’eau minérale, des boites de conserve, des sacs plastiques, des baguettes de pain, des jus de fruits et plusieurs autres articles, c’est ce qui a remplacé les outils d’écolier dans les mains de nombreux élèves de Kankan pendant ces vacances. Pendant que certains élèves font des cours de vacances et d’autres se reposent tout simplement, ces autres écoliers profitent des vacances pour chercher de l’argent afin de pouvoir trouver les outils qu’il faut à la rentrée prochaine.

C’est le cas d’Oumar Chérif, un écolier de 15 ans qui sort chaque matin pour aller vendre. « Je vends des tasses, des gobelets et des assiettes pour ma grand-mère depuis le début des vacances. Elle fait beaucoup de choses pour moi, surtout elle s’occupe de mes frais de scolarité », témoigne cet élève.

Ces enfants dont l’âge varie entre 11 et 16 ans, sont généralement lancés dans ces activités par leurs parents qui ne veulent pas les laisser passer les vacances à ne rien faire. Ils sillonnent les marchés, rues et autres lieux publics de la ville pour faire leur petit commerce. Et malgré les souffrances liées à cette activité, les enfants ne s’en plaignent pas.

« Moi je vends des pagnes pour ma mère, je tire beaucoup de profit dans ça. A l’approche de l’ouverture, je gagne beaucoup de choses, mes effets d’écolier et d’autres choses. Le peu d’argent que je gagne chaque jour, je le donne à ma mère pour qu’à l’approche de l’ouverture, elle puisse m’acheter tout ce que j’aime », a dit M’Mahawa Konaté, élève de la 5ème année à l’école primaire de Kankan Koura.

« C’est mon grand frère qui m’a demandé de vendre les coupe-ongles et cotons tige pour que je puisse m’acheter les cahiers et les tenues à l’approche de l’ouverture », renchérit un autre qui a requis l’anonymat.

Il faut dire toutefois, que bien qu’il soit rentable pour les élèves qui le pratiquent et leurs parents, ce petit commerce saisonnier représente aussi des risques pour eux. Car, les enfants sont exposés à des dangers liés aux maladies causées par la pluie et les eaux de ruissellement, mais aussi à des accidents de la circulation.

De Kankan, Abdoulaye N’koya SYLLA pour Guineematin.com

Tel. 00224 620 95 40 47

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