MoutonLa fête de tabaski, ou fête du mouton, c’est dans moins de 10 jours. Les prix des moutons et des bœufs semblent être intouchables dans la ville de Kankan. Au parc de bétail de Sansangbéré de la commune urbaine, l’affluence de la clientèle est très moindre, a constaté Guineematin.com, à travers son correspondant local.

Selon Laye, vendeur de mouton, le prix du mouton a beaucoup augmenté par rapport à l’année passée. « Cette année, le prix du mouton se négocie entre 750 000 GNF et 1 500 000 GNF. Alors que l’année dernière, les prix étaient nettement inférieurs à ceux de cette année. Le mouton coutait entre 600 000 fg et 1 200 000fg.

Pendant cette fête, les bœufs sont souvent immolés aussi. Cette année, le prix des bœufs a aussi connu l’effet une rare inflation. Pour avoir un bœuf, il faut débourser entre 3 millions et  6 millions de francs guinéens, selon notre source. Alors que pour ce qui est de l’année passée, le même animal se négociait dans l’intervalle de 2 500 000 GNF à 5 000 000 francs guinées, précise Amara Condé, vendeur de bétail à Dalako.

Selon Amara Condé, cette flambée de prix s’explique par le fait que la plupart des moutons qui se trouvent sur le marché de Kankan proviennent de la République du Mali : « donc, il faut acheter, payer le transport et autres frais, tout cela conduit à la cherté des prix. La production locale semble être très déficitaire, donc ne peut satisfaire à la demande locale », soutient notre interlocuteur.

La tabaski 2016 n’a pas entrainé d’abord de l’affluence vers le marché à bétail. Pour plus d’un observateur, cette situation s’explique par la crise économique que le pays traverse. Mory Doumbouya, un autre vendeur de bétail, indique que pour cette année, il y a eu peu de moutons qui ont été importés du Mali. La raison pour lui, ce que l’année passée, les commerçants de bétail ont enregistré d’énormes pertes. « Les commerçants avaient importé du bétail en quantité qui n’a pas été toute écoulée. C’est pourquoi cette année, ils ont préféré faire une modération dans l’importation du bétail du Mali », explique-t-il.

Le fait inédit à Kankan aujourd’hui est le commerce ambulant du bétail (mouton) qui est entrain de fleurir. A l’approche de cette fête, les vendeurs ambulants de moutons se promènent à travers toutes les grandes artères du centre urbain de Kankan. « Avec eux, on a l’impression que le prix doit être bas ; mais, c’est le contraire », lance un citoyen.

De Kankan, Mamadou Sounoussy Diallo pour Guineematin.com

 

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