Une conférence-débat s’est tenue hier, samedi 24 mars 2018, à l’université de Kindia. Elle a regroupé de nombreux étudiants de l’institution d’enseignement supérieur qui ont été sensibilisés sur les dangers liés à l’immigration clandestine. Cette conférence a connu la participation du ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Abdoulaye Yéro Baldé, rapporte un correspondant de Guineematin.com basé à Kindia.

Cette conférence-débat a été organisée par l’université de Kindia en collaboration avec l’observatoire des enseignants sur les questions migratoires, sous le thème « l’immigration clandestine, quels dangers pour la jeunesse guinéenne ? ». La démarche vise à sensibiliser les étudiants et la jeunesse guinéenne en général à se former et à travailler, afin d’éviter de se faire tuer dans la méditerranée ou dans le désert.

Pour que le message passe mieux, les organisateurs ont invité un jeune ayant tenté la migration irrégulière sans succès. Ben Daouda Soumah est venu raconter les souffrances qu’il a endurées sur le chemin de l’Europe et inviter les jeunes guinéens à ne pas s’engager sur cette voie : « J’encourage les jeunes de la Guinée à ne pas tenter l’immigration clandestine. Moi je sais ce que j’ai enduré dedans. La Guinée est un merveilleux pays, restons en Guinée, acceptons d’étudier, de se former pour avoir nos propres entreprises pour évoluer, car l’aventure est très dangereuse pour la jeunesse » a-t-il conseillé.

Et pour que les jeunes acceptent de rester au pays, le conférencier estime qu’il faut un certain nombre de conditions que l’Etat doit remplir. Il s’agit notamment, de développer la formation dans les domaines favorisant l’emploi des jeunes : « La jeunesse guinéenne est de plus en plus victime de ce fléau, notamment dans sa jeunesse la plus saine, c’est-à-dire les étudiants et les élèves. Ceux-là qui doivent faire la relève de demain. Dans ce combat, il faut un plan Marchal, il faut que nos enfants soient enseignés dans des matières qui vont leur donner de l’emploi. C’est ce qu’on appelle l’adéquation entre la formation et l’emploi. L’Etat ne peut pas employer tout le monde, mais il peut accompagner à travers le financement et l’encadrement. Alors, tout ça c’est pour lutter contre le chômage, mais aussi éviter que les jeunes guinéens optent pour l’aventure », préconise Docteur Mamadou Dendé Diallo

La formation des jeunes justement, le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, président d’honneur de cette conférence-débat, pense aussi que c’est l’une des solutions au problème de l’immigration clandestine. Abdoulaye Yéro Baldé indique que cela est une préoccupation fondamentale de son département : « Du côté de l’enseignement supérieur, nous pensons que la formation est un levier pour lutter contre l’immigration clandestine. Notre préoccupation, c’est d’offrir l’opportunité aux étudiants et les aider à pouvoir créer leurs propres entreprises. Pour nous, c’est l’un des moyens pour lutter contre l’immigration clandestine », a dit le ministre.

De Kindia, Mamadouba Sylla pour Guineematin.com

Tél. : 623 78 43 73

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