Les Mutilations Génitales Féminines continuent de préoccuper de nombreux acteurs qui veulent en finir avec la pratique. C’est dans cette dynamique que la GIZ a lancé à Kissidougou, ce mercredi 05 septembre 2018, un forum portant sur le dialogue entre religieux, professionnels de santé, magistrats et représentants de la société civile axé sur les mutilations génitales féminines, a constaté sur place Guineematin.com à travers son envoyé spécial.

C’est la salle de la conférence du cyber café scolaire de Kissidougou, sis au quartier Sogbè, dans la commune urbaine, qui a servi de cadre à ce lancement en présence des autorités administratives, sanitaires, religieuses, judiciaires et la société civile.

Au total, trente quatre (34) personnes, composées de professionnels de la santé, de chefs religieux, des ONG et de la société civile, prennent part à ce forum. Au cours de cette journée d’échanges, ils se pencheront sur des questions liées à l’excision dans la préfecture de Kissidougou.

Selon Sékou Traoré, représentant de la GIZ à Kissidougou, parmi les problèmes de santé qui affectent dangereusement la santé sexuelle des adolescents et jeunes, se trouvent les mutilations génitales féminines. « La rencontre de ce matin concerne un sujet de préoccupation nationale. Il s’agit des mutilations génitales féminines. Parmi les problèmes de santé qui affectent dangereusement la santé sexuelle des adolescents et jeunes, se trouvent les mutilations génitales féminines, de par sa gravité, sa fréquence et surtout, ses conséquences sanitaires et sociales sur les femmes. Le taux de prévalence des mutilations génitales féminines en Guinée est l’un des plus élevés au monde. D’après le rapport du Fonds des Nations Unies pour la Population (FNUAP) en 2012, la Guinée est le second pays le plus affecté par les Mutilations Génitales Féminines après la Somalie », a-t-il dit.

Par ailleurs, Sékou Traoré est revenu sur les objectifs poursuivis par le forum de ce mercredi. « L’objectif principal de ce forum est de créer et maintenir un espace périodique de discussions et d’échange d’idées entre les experts, les professionnels de la santé, les magistrats, les représentants de la société civile, les leaders religieux dans le but de connaitre leurs opinons et d’informer les populations sur ces points vue, afin de les amener à réfléchir sur les relations qui sous-tendent l’amélioration de la santé reproductive des adolescents d’une manière générale et, à moins et long terme, l’abandon des MGF en Guinée ».

A l’absence du Préfet de Kissidougou, c’est son représentant, Samaba Sangaré, qui a présidé la rencontre. Dans son discours, il n’a pas manqué de souligner la persistance des mutilations génitales féminines. « En dépit des dispositions pénales et des activités menées par les partenaires techniques et financiers, les ONG, pour promouvoir l’abandon des mutilations génitales féminines, cette pratique se perpétue, mettant ainsi la vie de plusieurs filles et femmes à l’âge de procréer en danger ».

A retenir qu’une grande table ronde clôturera ce forum à la fin des activités. Le contenu de cette table ronde sera enregistré et largement diffusé sur un media de la place.

De Kissidougou, Abdoulaye N’koya SYLLA, envoyé spécial de Guineematin.com

Tel : 00224 620 95 40 47

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