Le ministère de la jeunesse et des sports du royaume du Maroc a adressé une requête à la confédération africaine de football pour solliciter un report de la CAN qui devrait se dérouler du 17 janvier au 8 février.

Pour les autorités marocaines, le risque de contagion au virus Ebola est très sérieux si la CAN se déroule à la date indiquée, avec de nombreux supporters qui pourraient venir des pays où sévit la fièvre hémorragique mortelle, notamment la Guinée, le Libéria et la Sierra Léone.

En réaction à cette demande du Maroc, les dirigeants de la confédération africaine de football (CAF) ont indiqué « qu’aucun changement n’est à l’ordre du jour de ses compétions et évènements », rappelant que « depuis la première édition en 1957, jamais la Coupe d’Afrique des Nations n’a fait l’objet d’une déprogrammation ou d’un différé »

Par ailleurs, la CAF renvoie le débat sur cette requête du Maroc au 2 novembre prochain à Alger (Algérie), en marge de la finale de la ligue des champion de la CAF 2014. Puis, le lendemain, 3 novembre, le président de la CAF, Issa Hayatou dirigera une délégation de la CAF qui ira à la rencontre des autorités marocaine à Rabat.

Bref, la CAF dit être consciente des risques sanitaires posés par le virus Ebola. C’est pourquoi la confédération africaine de football dit appliquer les « principes de précaution » en prenant en considération les recommandations de l’OMS et de divers experts médicaux depuis le début des éliminatoire de la CAN 2015 en avril 2014.

D’ailleurs, parlant des éliminatoires de la CAN 2015, le sily national de Guinée ‘’recevra’’ les black stars du Ghana à Casablanca, au Maroc, ce samedi à 19 heures. A rappeler justement que c’est à cause de la fièvre hémorragique à virus Ebola qui sévit chez nous que les matchs qui devraient se dérouler à Conakry sont disputés au Royaume chérifien.

Nouhou Baldé

Commentaires