syli national de Guinée, Là où il lui fallait juste un petit but pour se qualifier, le syli en a mis deux. Le premier à la 20e minutes par son capitaine Ibrahima Traoré sur un coup franc shooté de son magique pied gauche à la lisière de la surface de réparation ; et, le second, sur penalty transformé à la 60e minute par Seydouba Soumah, alias Konkolet. Réduits à 10, après l’expulsion de leur défenseur central à l’origine du penalty, les ougandais, à part une dizaine de minute en première période, subiront la domination territoriale du syli de Guinée présent dans tous les compartiments avec un volume de jeu remarquable et une homogénéité admirable.

D’ailleurs, il n’est pas exagéré de dire que sur tous les tableaux, le syli s’est nettement  mis au dessus des ougandais transformés en élèves venus apprendre des leçons de foot de ses professeurs venus de Guinée. Les ougandais ont encore du temps devant eux pour être sur le même clavier que ce syli tonitruant, prestigieux et magistral qui a véritablement envie et dont la qualification pour les phases finales de la CAN est logique et devrait être une bonne occasion de faire l’étalage des talents fabuleux des Ibrahima Traoré, Ibrahima Sory Conté, Idrissa Sylla… Bref, une génération qui avait déjà soulevé l’enthousiasme en 2012 à Franceville au Gabon et qui a gagné en maturité pour occuper une place forte du football africain.

Le syli de cet après midi qui avait déjà fait la grosse manœuvre à Lomé est une bonne bande de copains qui croquent du pain dans la main de DIEU… Il mérite sa qualification et fait espérer des lendemains chantants.

Il s’agira à présent, à 2 mois du coup d’envoi de la CAN dont le tirage au sort est prévu le 3 décembre à Malabo, de faire une bonne préparation et souhaiter se retrouver dans une poule négociable. Car, depuis son retour à la grande messe du football africain en 1994 à Tunis, le syli de Guinée n’a jamais franchi le premier tour de la compétition. C’est un signe indien à vaincre en Guinée Equatoriale, surtout quand là-bas ce ne sera pas des équipes aux dents de lait comme l’Ouganda cet après midi à Casablanca.

Somme toute, le coach, Michel Dussuyer, dont le départ était annoncé en cas d’élimination du syli, a prouvé qu’il pouvait rebondir là où le pessimisme, cette vilaine bête, avait gagné les cœurs de nombreux guinéens.

C’est aussi un bon bilan pour le président de la féguifoot, Salifou Camara Super V, dont le retour à la manœuvre après l’injuste et folklorique dissolution de la fédération guinéenne de football en 2001 donne du nouveau grain à moudre pour nourrir les Guinéens de l’insatiable foot, champagne que ces joueurs de toutes les générations ont su offrir sur des plateaux alléchants.

Super V et son équipe qui vont mettre leur mandat en jeu en 2015 ont par cette qualification et celle des cadets pour Niamey l’an prochain, un formidable fond de campagne pour succéder à eux mêmes.

Si on ajoute à cela le déroulement continu du championnat toutes ligues confondues et la coupe nationale avec des sponsors l’exécution du projet goal 2, le siège de la féguifoot et l’obtention du projet goal 3, la construction d’un hôtel à coté du premier, c’est à dire le centre technique de Nongo, on peut dire que notre football est entrain de prendre un nouveau départ.

Reste maintenant de palier le manque criard d’infrastructures sportives par un programme concret et ambitieux de développement. Là, c’est le travail du gouvernement.

Amadou Diouldé Diallo, Casablanca pour guineematin.com

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