imageDepuis le mois d’avril dernier, la CNTG qui a un contrat verbal avec la mairie de Labé pour la gestion des gares routières de la ville et l’USTG qui réclame sa part du gâteau sont autour de la table de négociations. Mais, malgré l’implication des autorités locales, des organisations de la société civile et du député uninominal de Labé, la médiation a pratiquement échoué, a appris Guineematin.com à Labé.

« Les responsables de l’USTG ne se sont pas compris ce mercredi matin avec les autorités locales et le député uninominal qui ont demandé une autre trêve de 4 mois », a-t-on confié à Guineematin.com

Au sortir de la rencontre, l’USTG a décidé de prendre le contrôle de la gare routière de Daka et ses annexes, en attendant l’arbitrage annoncé du gouverneur de région actuellement en mission d’installations des préfets de Koubia et de Dalaba.

A signaler que la première médiation qui impliquait la société civile et le conseil communal au niveau de la mairie avait abouti à l’élaboration d’un dossier d’appel d’offre mettant en compétition les deux centrales syndicales. Mais, c’est seulement l’USTG qui avait acheté le cahier de charge. La CNTG, elle, a réussi au moment à piéger le conseil communal. Elle a obtenu clandestinement un autre contrat verbal de gestion de toutes les gares routières de la ville. Nouveau contrat dans lequel le montant global à verser à la mairie a été révisé à la hausse de manière à rendre nul le dossier d’appel d’offre. Lorsque le maire et son conseil communal sont tombés dans ces filets, la CNTG a immédiatement saisi le préfet pour dénoncer l’incohérence de la mairie qui lance un appel d’offre au moment où elle a renégocié à huit clos un nouveau contrat verbal.

Le préfet de Labé découvre par la suite que la CNTG a même versé à la mairie une avance de 2 mois sur la base du nouveau contrat verbal négocié sur le dos de l’USTG.

C’est en ce moment que l’USTG a sollicité l’implication du député uninominal de Labé dans la gestion apaisée de la crise. Une nouvelle médiation qui a demandé une autre trêve de 4 mois devant conduire au 1er janvier 2015. Proposition rejetée par l’USTG qui risque fort de déclencher un mouvement de grève à l’échelle nationale dans le secteur des banques et assurances, au port, à l’aéroport et dans les compagnies minières.

Diallo Idrissa pour Guineematin.com

Commentaires