Hadja Zenab Koumanthio Diallo, inspectrice régionale de la Culture de Labé

La suspension du COMIGUI, suite au concours Miss Guinée 2017 continue de susciter des réactions à Conakry et dans les villes de l’intérieur du pays. C’est le cas de Hadja Zenab Koumantio Diallo, inspectrice régionale de la culture, des sports et du patrimoine historique de Labé qui, au micro de Guineematin.com, a annoncé des mesures locales restrictives pour éviter des évènements qui pourraient heurter les sensibilités de la culture guinéenne.

« On peut promouvoir notre culture sans heurter les sensibilités. Et, quand on heurte ces sensibilités, on doit s’attendre à des réactions négatives », a dit l’inspectrice régionale de la culture des sports et du patrimoine historique de Labé. Selon Hadja Koumanthio Diallo, « l’événement Miss est universel. Donc, les défilés des filles sous des projecteurs ou face aux regards des téléspectateurs n’est pas mauvais. Ce que nous condamnons, c’est le fait d’étaler leur nudité aux regards et sous les projecteurs. Nous avons une mission qui est celle de défendre la culture guinéenne. Mais, la mission n’est pas d’aller se pervertir. Les gens doivent comprendre que ce n’est pas parce que nous ne sommes pas civilisés, c’est plutôt parce qu’un concours de beauté doit rassembler la beauté physique, la beauté intellectuelle et la beauté de l’âme ».

Ainsi, au niveau local, précisément à Labé où elle exerce, Mme Koumanthio Diallo menace de faire arrêter tous ceux qui s’investiront dans l’organisation des activités culturelles sans l’approbation de l’inspection régionale de la culturelle. « Notre mission est de veiller sur l’étique et la déontologie ; et, sur tout, ce qui est en rapport avec la pudeur. Au Foutah où je suis, j’ai pris acte et je me suis dit que désormais aucun délégué ne doit atterrir ici pour organiser une élection miss sans passer par l’inspection régionale de la culture ; car, ça révèle de nous. Et, si par hasard, je suis saisie de l’organisation d’un tel évènement sans l’autorisation de l’inspection régionale, je les ferais arrêter et les déférer. Ce sont les textes qui sont là qui doivent parler…», a notamment expliqué Zenab Koumanthio Diallo.

Enfin, la gardienne du patrimoine culturel à Labé, a dénoncé le contenu de certaines musiques où « des chanteurs disent des insanités. Au niveau même de la musique, il y’a des agressions. C’est pourquoi, c’est souvent recommandé d’écrire. On peut souvent prêter sa belle voix et ne rien dire. La belle chanson aujourd’hui, c’est celle qui a d’abord été écrite », a-t-elle rappelé.

De Labé, Yayé Aïssata Diallo pour Guineematin.com

Tél.: (00224) 620 03 66 65

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