EbolaLa ville de N’zérékoré est toujours perturbée. Des tirs sporadiques sont entendus vers le quartier Dorota. La ville est comme « morte » ce vendredi. L’hôpital est toujours « fermé » et les populations vivent dans la peur.

Plusieurs habitants de N’zérékoré, joints au téléphone par Guineematin.com, décrivent une situation incertaine où les risques sont grands. Notamment avec les populations de Dorota, majoritairement Guerzés, auxquelles on prête une audace de lion et des capacités surnaturelles. « On dit » également que les habitants de Dorota sont en majorité blindés, notamment contre les balles et autres armes blanches. « Ils n’ont aucune peur des gendarmes et policiers », dit un habitant de N’zérékoré.

L’ensemble des contacts joints par Guineematin.com, y compris les autorités locales, sont unanimes que les autorités peinent à ramener le calme puisque Dorota est « un cas à part » !

Ce sont donc ces habitants crains et même redoutés qui se sont révoltés hier contre une pulvérisation du marché de N’zérékoré. « Les rumeurs circulaient déjà que les autorités veulent pulvériser les lieux publics et les quartiers. Ceux de Dorota ont protesté. Ils ont dit qu’ils n’accepteraient une telle action que si elle commençait par la préfecture, la gendarmerie, le camp, etc. Ils ont dit que si on désinfecte là-bas et on attend deux semaines, ils pourraient accepter. Au cas contraire, ils s’opposeraient. C’est pourquoi, dès que les gens ont fui hier le marché pour dire qu’il a été pulvérisé de produits, on savait que ça allait chauffer… », expliqué un habitant de la ville, joint au téléphone par Guineematin.com dans la journée de ce vendredi.

Pour sa part, joint au téléphone par Guineematin.com, le directeur de la santé de N’zérékoré s’inscrit en faux contre ces allégations. « Il n’y a jamais eu de pulvérisation du marché de N’zérékoré. Ce ne sont que des rumeurs. Non seulement on n’a pas pulvérisé le marché, mais on n’a pas à le faire. Pourquoi on pulvériserait un marché ? On ne désinfecte pas un lieu public comme ça. Si c’était à faire, peut être qu’on l’aurait fermé et demandé aux gens de quitter avant… », expliquait Docteur Fernandez.

Facebook Comments