Mali préfectureC’est hier, lundi 10 novembre, que le directeur préfectoral du service des impôts de Mali a expliqué au téléphone de Guineematin.com sa mésaventure avec certains jeunes de la préfecture qui l’ont tellement malmené qu’il aurait été laissé pour mort la veille, le dimanche 9 novembre 2014 à Falo-Mali, situé à 5 kilomètres du centre-ville.

Tout est parti de la vente des vignettes dans la préfecture de Mali. Selon le directeur des impôts, joint au téléphone lundi par Guineematin.com, alors qu’il était toujours dans son lit d’hôpital : « C’est le préfet qui m’a demandé de faire écouler le stock de vignettes », rapporte monsieur Nelson Alphonse.

« Le préfet a écrit à  la police et à la gendarmerie pour leur demander de nous sécuriser au cours de cette opération. La veille, samedi, c’est notre agent, Hassatou Souaré, qui est allée vendre avec les agents de la police », a dit le directeur des impôts, avant d’accuser un jeune qui serait très connu à Mali d’avoir menacé son agent. « Il lui a dit de se retirer de cette opération ».

A en croire monsieur Alphonse, le préfet avait été informé par le commissaire central de la police de Mali des menaces proférées contre eux, mais le préfet lui aurait demandé personnellement d’aller avec deux gendarmes à un endroit stratégique, à « Falo Mali », situé à 5 kilomètres du centre-ville pour attendre les motos taxis et autres pour la vente des vignettes.

C’est au cours de cette opération que le directeur sera pris à partie par des jeunes qui refusent d’acheter des vignettes à moins de deux mois de la fin de l’année. « Hassatou m’a appelé pour m’informer que les conducteurs des motos-taxis sont sortis saccager le commissariat, qu’ils ont volé tout et qu’ils risquaient de nous rattraper là où nous étions, à Falo-Mali », rapporte le directeur des impôts qui dit avoir été abandonné à ce lieu par les deux gendarmes. « Ils ont fui par la brousse. Au moment où moi aussi je voulais entrer dans la brousse, les jeunes m’ont rattrapé pour me rouer de coups jusqu’à croire que je ne suis plus en vie », a ajouté Nelson Alphonse. « Même ma femme est arrivée à l’hôpital en pleurant, puisque les premières informations disaient qu’on m’a tué à Falo-mali », a précisé le directeur des impôts qui dit avoir tout perdu en ces lieux et reçu des coups un peu partout sur son corps.

« C’est un jeune qui me connait qui m’a pris là où ils m’ont abandonné pour me cacher chez lui avant d’appeler le préfet. Quand le préfet est arrivé avec le renfort, dès qu’il m’a vu, il a pleuré, j’ai pleuré aussi… », rapporte monsieur Alphonse au téléphone de Guineematin.com

 

Nouhou Baldé

 

 

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