Hôpital de N'zérékoré

Hôpital de N’zérékoré

« C’est calme ! C’est un mouvement léger qu’il y a eu Vous connaissez les enfants quand ils sont dans la rue ! Ce sont des enfants qui ont confectionné des pancartes pour dire maladie Ebola, il n’y a pas Ebola », a notamment dit le préfet de N’zérékoré, Aboubacar Mbop Camara, « en pleine réunion ». L’air effectivement très occupé, monsieur le préfet a demandé à Guineematin.com de rappeler un peu plus tard.

Selon nos sources basées à N’zérékoré, c’est le manque de sensibilisation qui aurait occasionné une panique suivie d’une protestation de la population. « Des agents de santé sont venus dans leurs tenues et ont commencé à pulvériser le marché de produits. Etant donné que eux-mêmes qui détiennent ces produits sont complètement masqués, les gens ont eu peur d’être touchés ou même de humer ces produits dont ils craignent le danger. Alors, la fuite de certains a créé une panique dans le marché. Et, finalement, c’est toute la ville qui est paralysée », disait une des sources de Guineematin.com au téléphone.

Par ailleurs, certains informateurs indiquent que les agents de santé seraient surtout la cible des manifestants dont certains les accuseraient d’être complices de « ceux qui propagent le virus Ebola »…

L’hôpital central de N’zérékoré aurait notamment été visé par des manifestants ce jeudi 28 août. Et, le déploiement des agents de sécurité pour protéger le personnel médical aurait d’ailleurs « envenimé » la situation.

 

La ville de N’zérékoré est actuellement décrite comme une « ville morte » où tout est aux arrêts : banques, magasins, boutiques, et autres ont tous fermés.

 

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