Lélouma, préfet, Samba Héri Camara, gouverneur de Labé, Sadou KéitaLes supporteurs du préfet de Lélouma qui ont reçu, hier vendredi tard dans la soirée, la délégation ministérielle à Diâla 2 ont accusé le gouverneur Sadou KEITA d’être contre Samba Héri CAMARA à cause de l’argent de la corruption que l’autorité régionale aurait reçu des hommes d’affaires hostiles aux citoyens des Roundés, a appris sur place l’envoyé spécial de Guineematin.com dans la localité.

Après avoir été abandonnée au stade préfectoral de Lélouma par le mouvement social qui demande le remplacement de l’actuel préfet de la localité par un autre, la délégation  gouvernementale a conféré tard dans la soirée avec les supporteurs de Samba Héri CAMARA mobilisés à Diâla 2. Plusieurs interventions ont ponctué cette deuxième rencontre du vendredi 5 décembre dernier.

Dans ce milieu favorable au préfet contesté, on estime que c’est le gouverneur Sadou KEITA qui est contre Samba Héri CAMARA : « C’est Sadou KEITA qui est contre Samba Héri CAMARA. Il n’a jamais aimé Samba Héri CAMARA. C’est une affaire entre l’UFDG et le RPG Arc-en-ciel. Tous ceux qui soutiennent sincèrement la mouvance présidentielle sont diabolisés ici. Mais, puisque Samba Héri CAMARA refuse de traiter avec ceux qui ne sont pas sincère avec le pouvoir, c’est pourquoi il est combattu par le gouverneur Sadou KEITA qui a reçu 50 millions de francs guinéens venus d’Angola. »

Il semble que le gouverneur qui est accusé de jouer le jeu des peuhls, majoritaires dans la région, aurait fait arrêter « 40 captifs » favorables au régime en place dans la commune rurale de Thianguel Bôri. On dit que Sadou KEITA a été aidé dans cette démarche par le Juge de Paix de Lélouma.

Un autre intervenant, indique à la délégation ministérielle que Samba Héri CAMARA est rejeté par ses adversaires tout simplement parce qu’il est «Samba. Si c’était un Mamadou Cellou, Mamoudou ou Amadou, il n’y aurait eu aucun problème. Nous demandons le maintient de Samba Héri CAMARA à son poste de préfet de Lélouma. Il n’a rien fait de mauvais. Avant Samba Héri, ces contradictions existaient. Ce n’est pas lui qui a provoqué ces incidents. Depuis longtemps, nous sommes victimes de ségrégation, de marginalisation et d’injustice. Nous demandons au Bureau Politique National, au Gouvernement et au Président de la République de nous aider.  Si vous enlevez Samba Héri ici, il faut nous trouver un espace où nous devons vivre… »

Découvrant ainsi que la crise sociale est très profonde, la délégation ministérielle a décidé de poursuivre les investigations, les concertations et les conciliabules ce samedi 6 décembre. Dans sa stratégie de médiation et de recherche de la vérité, il est question que chaque partie vienne devant la commission installée pour les besoins de la cause apporter les preuves de ses accusations et déclarations publiques.

En attendant, les accusations portées contre le Gouverneur de Labé font rire Sadou KEITA qui se rappelle avoir, par 3 fois, déployé beaucoup d’énergie et perdu beaucoup de salives pour que son préfet Samba Héri CAMARA ne soit victime de vindicte populaire : « Même s’il estime aujourd’hui que je n’ai rien fait pour l’aider. »

De l’autre côté, le collectif citoyen de Lélouma réplique que l’actuel préfet est rejeté non parce qu’il  est « Samba » mais parce que tout simplement «il est mauvais».

A préciser que les activités économiques qui étaient paralysées hier vendredi 5 décembre ont repris leur cours normal ce samedi matin, jour du marché hebdomadaire.

Idrissa Sampiring DIALLO pour Guineematin.com

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